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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 14:15

Après une année 2012 impressionnante, le marché M&A suisse n’a entamé que faiblement l’année 2013. Au premier trimestre, tant le nombre de fusions et d’acquisitions que le volume des transactions ont fortement fléchi – aucune transaction d’importance n’a eu lieu. Le total de 52 transactions et le volume de 3,3 milliards de dollars constituent les valeurs les plus basses enregistrées depuis le début des relevés (2004). Ce résultat est surprenant en regard de l’intensité des négociations en cours sur le marché.

Les 52 transactions enregistrées au premier trimestre 2013 constituent la valeur la plus basse depuis le début des relevés trimestriels des activités M&A (2004) sur le marché suisse. Le volume des transactions du premier trimestre 2013, soit 3,3 milliards de dollars, accuse également un fort recul par rapport aux trimestres passés. Cela s’explique par une retenue générale bien perceptible sur le marché et plus particulièrement par l’absence de transactions d’envergure. Les grandes entreprises suisses participent certes activement à des négociations mais pour l’instant, elles évitent de conclure.

La plus importante transaction du premier trimestre 2013 a été l’acquisition de 100% des actions de Harry Winston par le groupe horloger suisse Swatch pour un montant de 1 milliard de dollars. Cette reprise dans le segment du luxe est caractéristique de l’intensification des activités M&A observée l’an passé entre la Suisse et l’Amérique du Nord. Comme la croissance et la stabilité économiques constituent d’importants moteurs des activités M&A, la confiance retrouvée dans la reprise du marché nord-américain stimule également les fusions et acquisitions correspondantes. La transaction Harry Winston/Swatch figurant en tête du tableau du Top 10 confirme cette tendance, même pendant un premier trimestre 2013 morose.

Industrie suisse active

Au premier trimestre 2013, les transactions suisses se sont concentrées en majeure partie dans les secteurs de l’industrie (25%) et des biens de consommation (15%). On trouve ici par exemple la reprise partielle (40% des actions) du fabricant de machines et d’équipements pour l’industrie de l’emballage ILAPAK International S.A. par le producteur de machines IMA Industries ou l’acquisition mentionnée plus haut de Harry Winston par Swatch. Le secteur financier a aussi progressé par rapport à l’an passé avec 13% des transactions du premier trimestre. Il faut relever ici la reprise des activités ETF de Credit Suisse par le gestionnaire de fortune américain Blackrock portant sur un montant de 250 millions de dollars.

Confiance pour l’année M&A 2013

Comme le montrent les données globales de KPMG, les marchés internationaux émettent des signes clairs de nervosité et d’incertitude. Le recul des volumes M&A constaté au niveau mondial l’an dernier s’est poursuivi en janvier 2013. Dans notre pays aussi, l’évolution politique et économique intervenue dans la zone euro a affecté le climat des marchés M&A. Mais de nombreuses entreprises envisagent actuellement de procéder à des adaptations stratégiques et sont impliquées dans des négociations. Il semble simplement que le moment n’est pas encore venu de finaliser les transactions. Les prochains mois seront donc déterminants en la matière. Au vu du potentiel de reprises disponible, KPMG s’attend à assister dans l’avenir prévisible à différentes négociations majeures et à une recrudescence des activités M&A au cours des neuf prochains mois.

 

Source avec les graphiques (KPMG)

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L. Martinet - dans News
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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 16:12

Plus de 80% des acquéreurs interrogés par le cabinet d'audit et de conseil PwC pour l'initiative des Principes pour l'Investissement Responsable de l'ONU déclarent que les critères ESG peuvent bloquer ou faire baisser le prix d'un accord de fusion-acquisition.

Les mauvaises performances environnementales, sociales ou de gouvernance (corruption, transparence et éthique commerciale principalement) d’une entreprise peuvent faire chuter le prix et même parfois empêcher la réalisation d’une fusion/acquisition envisagée. C’est en tout cas ce qu’affirme le cabinet PriceWaterhouseCooper dans une étude (1) réalisée en collaboration avec l’initiative des Principes pour l’investissement responsable de l’ONU (PRI)  dans laquelle plus de 80% des répondants ont déjà réduit leur évaluation d’une entreprise ou arrêté les négociations après avoir observé une performance médiocre sur les aspects ESG. « Une entreprise que nous regardions était une usine de fabrication de levure qui avait des problèmes de rejets d’effluents. Il y avait beaucoup trop à faire par ailleurs pour amener l’entreprise à nos propres standards ESG », témoigne une entreprise citée anonymement dans l’étude. Résultat : celle-ci avoue avoir jeté l’éponge au vu de ces difficultés. « Pour donner un exemple extrême : nous avons été payés pour inclure une usine dans le deal d’acquisition car les coûts liés aux critères environnementaux, d’hygiène et de sécurité étaient devenus trop importants pour le vendeur qui souhaitait donc s’en débarrasser » affirme une autre…

Aujourd’hui, 63 % des entreprises interrogées déclarent prendre en compte systématiquement des critères environnementaux dans les processus de « due diligence » (évaluation pré-transaction), 44 % des critères sociaux et 38 % des critères de gouvernance. Et les menaces considérées comme plus importantes sont de plus en plus « physiques », précisent les auteurs de l’étude. Sur la question environnementale par exemple, jusqu’à présent les acquéreurs étaient très sensibles aux risques de réputation mais désormais ce sont les risques opérationnels liés aux catastrophes climatiques qui les inquiètent le plus. Attention cependant : une bonne performance ESG de l’entreprise convoitée  de ne donne pas systématiquement lieu à une évaluation supérieure « puisqu’elle est considérée comme incluse dans le prix de départ », précise l’étude.

Lire la suite (NovEthic)

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L. Martinez - dans News
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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 18:10

Par Les Echos | 26/02 | 07:00

2013, l'année du retour des grandes opérations de fusions et acquisitions ? Les investisseurs aimeraient y croire. Ils ont quelques raisons d'être optimistes. Attentistes depuis des années, les entreprises ont du cash et les taux sont toujours bas. Aux Etats-Unis, le montant des opérations de M&A approche déjà 174 milliards de dollars, selon Thomson Reuters. Parmi les opérations emblématiques : le spectaculaire rachat de  Heinz par Berkshire Hathaway, le « buy out » de Dell par son fondateur et le fonds Silver Lake ou encore le rachat de Virgin Media par Liberty Group.

Source (Les Echos)

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 09:30

Zurich (awp) - Le marché des fusions et acquisitions (M&A) a perdu de son élan au 2e trimestre comparé au 1er. Le nombre de transactions a diminué de 11% à 141 sur un trimestre. Le volume des opérations a aussi diminué, de 66% à 24 mrd CHF, a indiqué la société d'expertises économiques et conseils Ernst & Yong, lundi dans un communiqué. La société prévoit une stabilisation des activités M&A au 2e trimestre.

En excluant l'effet de l'annonce de la fusion de Glencore et Xstrata, qui avait représenté deux tiers du volume des M&A au 1er trimestre, on constate une augmentation de volume au 2e trimestre.

Durant le trimestre sous revue, les grosses transactions d'un volume de plus de 250 mio CHF a augmenté. Ces opérations ont représenté 39% du total. La part des transactions de moyenne importance (50 à 250 mio CHF) a augmenté de 24% à 29%, alors que celle des petites transactions (moins de 50 mio CHF) a diminué à 32%

Le secteur "médias, technologies et communications" a représenté 22% des transactions. C'est le secteur le plus actif en termes de M&A depuis cinq trimestres d'affilée. Les secteur industrie, services ainsi que commerce et biens de consommation ont représenté respectivement 16% et 14% des transactions, un niveau qualifié d'élevé par Ernst & Young. Dans l'ensemble, ces trois domaines ont représenté plus de la moitié de toutes les transactions M&A en Suisse au 2e trimestre.

Les activités M&A devraient se stabiliser au niveau actuel au 2e semestre. Même si les entreprises suisses peuvent profiter du franc fort pour des acquisitions hors des frontières du pays, elles demeurent prudentes. En raison d'une politique restrictive de crédit, il faut s'attendre à ce que les entreprises qui achètent soient celles qui peuvent financer de telles opérations essentiellement sur leurs fonds propres. Comme les entreprises suisses sont, comparativement à leurs concurrents étrangers, moins exposés en capitaux étrangers, cela pourrait constituer un avantage.

cp/rt/rp/fah

(AWP / 23.07.2012 12h10) 

Source (Romandie News)

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 17:44

(AOF / Funds) - Malgré la profusion de cibles potentielles à valorisation attractive, les transactions de taille mondiale sont tombées à leur plus bas niveau depuis 2009, selon la dernière édition du M&A Index d'Allen & Overy. Alors que la crise européenne perdure, le rapport révèle une augmentation du nombre d'acquisition du type loan-to-own où les acheteurs rachètent la dette d'entreprises en difficulté afin de mieux contrôler leur restructuration et mettre la main sur des actifs recherchés.

La solidité du bilan des entreprises n'a pas pu empêcher une diminution de 30% en volume et de 33% en valeur des fusions-acquisitions au premier semestre 2012 par rapport à 2011. L'Europe de l'Ouest a concentré la majorité des 960 transactions de taille importante annoncées au cours du premier semestre, avec 34 % des transactions en valeur pour 31 % aux tats-Unis, 20 % en Asie-Pacifique, 7 % en Europe Centrale et de l'Est, 4 % en Amérique Latine et 1 % dans la zone Moyen-Orient/Afrique du Nord. Les tats-Unis sont leaders en volume (34 %), devant l'Europe Occidentale (25 %) et l'Asie-Pacifique (23 %).

Andrew Ballheimer, co-responsable du département Corporate d'Allen & Overy au niveau mondial, fait l'analyse suivante : « Les investisseurs à travers le monde semblent tous gagnés par l'atmosphère persistante d'incertitude aux plans économique et politique malgré les fondamentaux plutôt bons des principales zones économiques. »

« Les craintes d'un nouveau ralentissement au plan mondial du fait de crise de la zone euro semblent avoir freiné tous les marchés cette année, à quelques exceptions près; pourtant, alors que la crise persiste, nous constatons une tendance visant à sauvegarder des entreprises en difficulté afin de préserver des emplois et des actifs de grande valeur. Par ailleurs, les banques allégeant leurs bilans en vendant des actifs non-essentiels ou moins performants à des fonds de dette, nous prévoyons une activité soutenue dans plusieurs secteurs, notamment l'immobilier et la distribution. »

Source (AOF par BourseReflex)

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 18:01

Les transactions qui représentaient 16,5 milliards d'euros au dernier trimestre 2011, baissent de 40 % au 1er trimestre 2012, à 9,7 milliards d'euros, montre une étude menée par PwC . Les grosses opérations ont été divisées par deux.

« Les signaux provenant du marché des fusions et acquisitions (ou M&A) restent mitigés. Les valeurs des opérations réalisées au 1er trimestre dans le secteur européen des services financiers ont diminué comparativement au 4e trimestre 2011, bien que nous ne nous attendions pas à une poursuite de l'essor observé fin 2011, » pointe Hervé Demoy, Associé PwC spécialiste des transactions dans ce secteur. De fait, dans son l'étude publiée jeudi, PwC fait état d'une diminution significative des transactions M&A dans les services financiers en Europe : de 16,5 milliards d'euros au 4ème trimestre 2011, elles ont chuté de 40 % au 1er trimestre 2012 pour tomber à 9,7 milliards d'euros.

Ce chiffre recule également de 1 % en glissement annuel, comparativement aux 9,8 milliards d'euros enregistrés au 1er trimestre 2011. Les chiffres de ce trimestre sont cependant faussés par la grosse opération réalisée par Royal Bank of Scotland (photo), qui a cédé RBS Aviation Capital à Sumitomo Mitsui pour un montant de 5,8 milliards d'euros. « Sans cette opération, le chiffre trimestriel serait de 3,9 milliards d'euros -l'un des plus faibles montants observés au cours des neuf dernières années », pointe l'étude.

Autre signe de la paralysie qui touche les services financiers : seules 4 transactions d'une valeur comprise entre 250 millions et 1 milliard d'euros ont été enregistrées au 1er trimestre, contre 8 opérations au 4ème trimestre 2011 et 6 au 1er trimestre 2011. Cette anémie « touche également les opérations de petite ou moyenne taille », note PwC. Cette tendance se poursuit, témoignant des turbulences que traverse le marché, des incertitudes concernant la conjoncture économique et de l'accès limité au financement.

Peu d'opérations dans le secteur bancaire

Les auteurs de l'étude constatent aussi le faible niveau d'opérations réalisées dans le secteur bancaire au premier trimestre 2012  : 1,9 milliard d'euros, _ en grande partie imputable à la fusion de CaixaBank avec Banca Civica en Espagne, évaluée à 977 millions d'euros _ contre une valeur moyenne de plus de 6 milliards d'euros par trimestre au cours des deux années précédentes. Une tendance durable  ? « A cause des incertitudes actuelles, de l'aversion au risque et de la nécessité de gérer au mieux les problématiques de liquidité des établissements bancaires, il est difficile de se prononcer sur le nombre et la valeur des transactions dans le secteur financier en Europe au cours des prochains trimestres, » observe M.Demoy.

Alors que des observateurs s'attendent à une reprise des M&A, tous secteurs confondus, dès 2013, PwC constate l'intérêt croissant que les fonds d'investissement, soucieux de diversification, portent sociétés de services financiers. Malgré l'impact de la crise financière et une préférence pour des secteurs soumis à une réglementation moins contraignante, ceux-ci considèrent qu'il existe des opportunités d'investissement dans les services financiers. « L'accès au financement bancaire est moins limité qu'il y a un an, et de nombreux fonds d'investissement disposent de liquidités afin de procéder à des acquisitions, ce qui pourrait se traduire, note le rapport, par un regain d'activité dans le secteur ».

Écrit par Jean Michel GRADT

Source (LesEchos.fr)

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 17:48

Les opérations de fusions-acquisitions (M&A) réalisées par les groupes français sont restées stables depuis la fin de la crise financière de 2008, selon une enquête publiée par PwC.

Avec 567 acquisitions réalisées en 2011, dont 485 en Europe, les opérations M&A des entreprises françaises ont peu évolué par rapport aux 557 opérations recensées en 2010 et 551 de 2009, indique le cabinet de conseil.

Avant la crise, en 2007, le nombre de fusions-acquisitions réalisés par les groupes français était de 932.

PwC note que la France reste le pays préféré des groupes français en termes d'acquisitions, 77% de leurs acquisitions concernant des cibles hexagonales.

Le marché britannique est ensuite considéré comme le marché le plus attractif pour les acquéreurs français, avec 84 opérations réalisées l'an dernier, ce qui le place devant les Etats-Unis.

Entre 2009 et 2011, seulement 3% des acquisitions ont été réalisées au sein des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), poursuit PwC, qui donne pour exemple le récent rachat de Puras do Brasil par le groupe Sodexo.

Copyright (c) 2012 CercleFinance.com. Tous droits réservés.

Source (LeFigaro)

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 07:24

Les plus-values professionnelles à court terme ne bénéficient plus de l'exonération de prélèvements sociaux.

Lorsqu'un entrepreneur individuel décide de céder certains éléments d'actif, ou bien de transmettre son entreprise, les plus-values réalisées à cette occasion relèvent du régime des plus-values professionnelles. Dans ce cadre, il convient de distinguer les plus-values à court terme, réalisées moins de 2 ans après la création ou l'acquisition du bien cédé, et les autres plus-values, c'est-à-dire celles qui sont à long terme. Les premières sont imposées, comme le reste du bénéfice d'exploitation, au barème de l'impôt sur le revenu ainsi qu'aux prélèvements sociaux. Les secondes sont imposées au taux réduit de 16 % ainsi qu'aux prélèvements sociaux (soit un taux global d'imposition de 31,5 %).

Toutefois, deux régimes d'exonération, totale ou partielle, permettent au cédant d'être exonéré à la fois d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.

D'abord, le régime d'exonération de l'article 151 septies du Code général des impôts (CGI) réservé aux plus-values réalisées en cours ou en fin d'exploitation par les petites entreprises dès lors qu'un certain nombre de conditions (nature de l'activité, durée d'exploitation…) sont réunies, et notamment de seuil de chiffre d'affaires. Puis, le régime d'exonération optionnel de l'article 238 quindecies du CGI réservé aux plus-values réalisées lors de la transmission d'une petite ou moyenne entreprise, dont l'application est également subordonnée à certaines conditions (nature et durée de l'activité, détention…), la principale étant la valeur des éléments retenus pour le calcul des droits d'enregistrement (hors immeubles).

Mais attention, car pour les plus-values réalisées à compter de 2012, qui seront imposées en 2013, les exonérations sociales exposées ci-dessus ne jouent plus que pour les plus-values à long terme ! Ainsi, désormais, les plus-values à court terme sont imposées en tout état de cause aux prélèvements sociaux.

Art. 37, loi n° 2011-1906 du 21 décembre 2011, JO du 22

Marion Beurel

Source (Les Echos)

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 09:26

A titre personnel, je trouve cette analyse contradictoire intéressante... Alors, optimiste ou négatif? Au vu de l'écosystème actuel, j'aurais plus tendance à privilégier cette dernière vision

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L’Association Française des Investisseurs en Capital (Afic) et Grant Thornton ont présenté les résultats de leur étude sur l’activité des acteurs français du capital investissement en 2011. Ils tirent la sonnette d’alarme.

En cette période de crise qui se traduit par une raréfaction des capitaux, près de 1 700 entreprises ont été accompagnées par le capital investissement en 2011, soit un record. Plus de 8 sur 10 sont des PME et 90 % sont basées en France. Parmi elles, 752 sont de nouvelles entreprises qui ont bénéficié des 3/5e des montants alloués. Pour Thierry Dartus, associé chez Grant Thornton : « L’année 2011 démontre une fois de plus que le capital investissement reste indubitablement la réponse majeure au financement de la croissance des entreprises ».

Danger d’asphyxie

Pourtant, bien que les capitaux levés progressent de 28 % par rapport à 2010 et atteignent 6,456 milliards d’euros en 2011, ce niveau ne représente que la moitié du record de 2008, et est inférieur de 43 % au rythme de croisière observé entre 2005 et 2008. L’Afic et Grant Thornton redoutent un assèchement des capitaux si la situation perdure. En effet, les intentions d’investissement des fonds ont baissé de 27 % par rapport à 2010. Les FCPR de capital risque, levés auprès d’institutionnels ou d’entreprises, ne représentent dans ce chiffre que 4 % du total des intentions d’investissement. Pire, les montants investis par les FIP et les FCPI ont chuté de 37 % en 2011.

Nette progression des investisseurs étrangers

En revanche, les capitaux levés auprès des investisseurs étrangers ont été multipliés par 3 en 2011, passant d’un quart à plus de 50 % du total de la collecte. Ils se portent particulièrement sur la transmission d’entreprise témoignant ainsi de l’attractivité de la France. Cette évolution est notable pour les compagnies d’assurance et les mutuelles dont la proportion de capitaux levés venant de l’étranger est désormais de 50 % contre 37 % en 2008.

Valérie Froger

Source (Les Echos)

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 14:11

(Boursier.com) -- En dépit d'une économie instable au second semestre 2011 affectant principalement le secteur bancaire et la zone Euro, l'étude International Business Report de Grant Thornton, groupe leader d'Audit et de Conseil en France et dans le monde, souligne le regain d'intérêt des chefs d'entreprises pour les fusions-acquisitions, aujourd'hui perçu comme l'un des outils de croissance essentiels pour atteindre les objectifs d'expansion fixés.

La proportion mondiale d'entreprises ayant en projet une opération de fusion-acquisition est passée de 26% en 2010 à 34% en 2012. Ce pourcentage concerne à la fois les fusions-acquisition nationales et crossborders.

La France s'aligne sur cette moyenne mondiale puisque 34% des entreprises françaises planifient une telle opération dans les trois années à venir.

Au niveau international, le Canada (42%), le Brésil (40%) et les Etats-Unis (37%) sont les pays où le plus grand nombre de dirigeants envisagent une croissance de leur activité par fusion ou une acquisition d'ici 2015.

Seules 28% des entreprises ont ce projet en Europe et 25% en Asie-Pacifique.

Ce taux faiblit d'autant plus dans les pays où l'économie reste incertaine, tels que la Grèce, l'Irlande et l'Espagne, où seuls 16% des chefs d'entreprise envisagent éventuellement un rapprochement dans un avenir proche.

L'International Business Report révèle également que parmi les entreprises désireuses de croître via une acquisition, 33 % d'entre elles songent à le faire hors de leurs frontières, contre 28 % en 2010 (moyenne mondiale).

Les entreprises européennes sont les plus désireuses de réaliser une opération à vocation internationale (44%) afin d'acquérir de nouveaux marchés.

Jean-Luc Carpentier, directeur général de Grant Thornton, commente : "En dépit des difficultés économiques que nous rencontrons, ces résultats montrent que la tendance et l'intérêt pour le M&A ne s'est pas véritablement affaibli au cours des deux dernières années. Les projets de fusions et acquisitions nationales restent plutôt prioritaires dans l'esprit des dirigeants. La zone Euro et ses perspectives de croissance étant moins favorables dans certains pays européens, nombre d'entre eux recherchent activement des opportunités à l'étranger et souhaitent toucher de nouveaux marchés, comme celui des BRIC".

Il ajoute : "Après la crise financière de 2008, le flux du pouvoir économique de "l'Ouest à l'Est" s'est indubitablement accéléré ; l'étude révèle de façon claire que les entreprises au sein des marchés installés considèrent aujourd'hui le M&A comme l'un des moyens qui leur permettra de profiter de cette tendance économique.

Le Private Equity reste également un partenaire de long-terme qui sait apporter son soutien financier dans des périodes économiques compliquées : 43% des entreprises françaises interrogées prévoient de financer leur croissance par ce biais."

Source (Boursier.com)

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