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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 09:59

Chers Amis Lecteurs bonjour,

Vous avez pu constater que, depuis un certain temps (6 mois environ), le blog est inactif.

Il s'agit, dans les faits, d'un reflet de la crise qui nous touche tous, et qui, selon la plupart des économistes, va encore nous affecter en 2013, peut-être même plus durement...

Certes, des FUSACQ sont encore réalisées, mais elles restent de petite envergure. Le phénomène est encore plus prégnant en EuroZone…

Par exemple, j’ai tout récemment échangé sur le sujet avec mon Dentiste. Ce dernier m’a confirmé avoir connu une très forte baisse d’activité au second semestre 2012. 

Si la plupart des gens sont contraints de renoncer aux soins médicaux, alors que nous avons en France l’un des systèmes de protection sociale les plus conciliants au monde, qu’en est-il donc de la santé des Entreprises ?

Certains indicateurs économiques avancés (tel le BDI) semblent du reste confirmer cette tendance sur le moyen terme.

Il y a quelque temps, j'avais aussi une discussion avec le DGA d'une grande banque qui me disait que « les entreprises sont assises sur une montagne de liquidités ».

C'est sans doute vrai pour les grandes entreprises, mais qu'en est-il des PME et des TPE auprès desquelles ces grandes Entreprises ne passent plus, ou presque, de commandes?

Dans mon domaine professionnel (l'Architecture d'Entreprise), ce que je constate, c'est que le marché du conseil est au point mort. 

Tout ce que l'on voit, ce sont des demandes de prestation techniques ou d’expertise sur des outils, c'est à dire du très court terme.

La majorité des Entreprises s'est donc mise en mode « veille », car ne percevant pas de perspectives de croissance, elles n'investissent plus sur l'avenir, sauf obligation réglementaire ou technique.

On maintient donc l'existant en collant des rustines à droite et à gauche.

Certes, on peut sortir des offres marketing, mais rien qui ne touche le fond, c'est à dire la transformation de l'Entreprise.

L'Entreprise n'évolue plus, elle fait le dos rond en espérant survivre à cette mauvaise passe...

C'est le fameux « effet d'horizon » théorisé il y a plus de 40 ans par David Levy : on repousse la catastrophe au-delà de la portée de notre vision. Pour autant, cela ne veut pas dire qu’elle est définitivement évitée.

La stratégie d'entreprise est donc devenue défensive et non plus conquérante.

Les prémisses en étaient perceptibles dès mi-2007, et la tendance s'est au fur et à mesure aggravée.

Je prépare un livre blanc intitulé « Sortie de Crise: Risques et Opportunités ».

Dans celui-ci je démontre que les Entreprises ayant effectué les mauvaises économies budgétaires seront des proies, ou plus directement les « loosers ».

Les autres, fonction de leur organisation, seront des prédateurs.

Une enquête Manpower très récente (Décembre 2012) explique que les Entreprises qui survivront sont celles qui auront su recruter des « talents ».

Certes, il faut faire le dos rond, mais ne pas hypothéquer l'avenir.

Les Entreprises qui se seront entourées de « talents » rebondiront plus vite que les autres et les phagocyteront.

La tendance, depuis l’apparition de la « Crise » est à l’économie budgétaire des Entreprises. Autrement dit, on privilégiera dans la majorité des cas un « junior » face à un « talent » parce qu’il coûte moins cher facialement.

Le coût est effectivement moindre à très court terme (encore une fois, « effet d’horizon »).

Mais le « junior », qui coûte moins cher, de par son inexpérience, va commettre des erreurs. Celles-ci vont devoir être rattrapées (analysées, puis « détricotées » et « retricotées ») par un « talent ». Sur le moyen et long terme, cette politique d’économie coûte donc globalement plus cher à l’Entreprise, puisqu’elle a payé pour une prestation mal faite, pour défaire celle-ci et pour la reconstruire correctement, sans compter les coûts collatéraux et les délais supplémentaires… 

Bien sûr, cet échec n’est pas systématique.

Soyons bien clairs : je ne dis pas qu’il ne faut pas embaucher de « juniors » (ce serait le serpent qui se mord la queue, « Ouroboros »). Les « talents » (prestation externe ou CDD) transmettent leur savoir aux « juniors », ce qui fera ultérieurement de ces « juniors » des « talents ».

Un accompagnement est bien plus profitable qu’une formation, car celle-ci reste toute théorique alors que l’accompagnement s’effectue sur le terrain, donc en situation réelle et au sein de l’Entreprise.

Nous avons donc une stratégie d’austérité qui conduit inévitablement à des surcoûts. Mais c’est le fameux « effet d’horizon » que j’ai déjà évoqué ci-avant à de nombreuses reprises.

Conduire une politique d’austérité, en occultant l’avenir, revient à se suicider, parce que la stratégie est centrée sur soi, et non pas sur l’écosystème.

Cet Écosystème est-il lui-même moribond ?

Je ne le pense pas réellement. Il est actuellement au ralenti parce que les pôles d’attraction économique ont changé et sont en train de se réorganiser, mais ce n’est que mon avis. La phase chaotique de cette transformation de l’écosystème global est en cours. 

Le client (au sens large, c’est-à-dire personne physique ou donneur d’ordre) consomme souvent moins et est plus regardant sur les coûts, tout en demandant le même niveau de qualité qu’auparavant (on a progressivement glissé d’un engagement de moyens à un pur engagement de résultats, tout en serrant les coûts, ce qui revient à faire peser le poids économique sur les sous-traitants dans la majeure partie des cas).

Comme toute opération de transformation, celle imposée par l’écosystème global correspond à la fameuse « Roue de Deming », le bien connu PDCA (approfondi par TOGAF, mais passons…) :

 http://hci-itil.com/processes/images/deming_pdca_cycle.jpg

Depuis 2007/2008, ce sont les phases « Ajuster » et « Contrôler » qui dominent, au détriment des phases « Planifier » et « Développer ».

Selon le modèle de Henry Mintzberg, nous subissons donc, dans la majorité des cas, une structuration « coercitive », dont on a vu les résultats par exemple chez un grand opérateur télécom…

L’Entreprise n’a plus de Stratégie de croissance, mais une Stratégie de survie, autrement dit une Tactique défensive : elle reste sur son territoire et tente de le défendre. Encore une fois, nous sommes passés d’une ambition de conquête (croissance) à la recherche d’une minimisation des pertes (survie).

Pour certaines Entreprises (intermédiaires ou en bout de chaîne), il s’agit tout simplement de leur existence qui est en jeu. Pour celles de premier rang, l’objectif est de choisir le fournisseur le moins cher et qui s’engage sur un résultat au moindre coût.

Dans ce cas, comment s’étonner que les pôles d’attraction économique se déplacent ?

Le problème est strictement le même que celui que j’évoquais plus haut : 

• Un « junior » risque de faire des dégâts considérables et peut engendrer des coûts largement supérieurs à ceux de l’utilisation directe d’un « talent ».

• Un « talent » saura vous signaler des risques et des impasses, alors que je « junior » qui n’a pas été confronté au même problème ne le pourra pas.

• Un « offshore » ou « nearshore », par méconnaissance de la culture locale, ou par celle de la culture d’Entreprise, ou des subtilités linguistiques, etc… peut amener plus de dégâts qu’un « junior » local.

Ma conclusion :

• N’occultez pas la Stratégie de l’Entreprise (croissance) au profit de la tactique (survie). Consacrez toujours un budget à la surveillance de votre Écosystème (et de l’évolution des pôles économiques), ceci vous permettra d’avoir un pas d’avance vis-à-vis de vos concurrents lorsque tout redémarrera. Vous serez alors en position de prédateur, et les autres seront des proies.

• Tous les métiers de l’Entreprise doivent avoir dans « leurs cartons » des projets de croissance, quitte à les réviser en fonction des évolutions de l’Écosystème (voir ci-dessus). Leur meilleur soutien est l’Architecte d’Entreprise, car celui-ci permet (entre autres) de déterminer les impacts et risques en fonction de la Stratégie et de la Tactique. Ces  projets de transformation ne sont pas nécessairement déclenchés, mais la phase « avant-projet » métier est bouclée. Ainsi le projet métier peut démarrer très rapidement. D’où une agilité (profitabilité) accrue lors de la reprise.

• Confiez vos projets importants à des « talents » externes pour former les « juniors » internes, cette démarche est plus économique que celle qui consiste à confier les projets aux « juniors », puis à les faire rectifier par des « talents ». Mais c’est un pari.

Bien cordialement à tous mes Lecteurs,

Vous souhaitant, malgré les perspectives, une bonne année 2013,

LM

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 09:30

Zurich (awp) - Le marché des fusions et acquisitions (M&A) a perdu de son élan au 2e trimestre comparé au 1er. Le nombre de transactions a diminué de 11% à 141 sur un trimestre. Le volume des opérations a aussi diminué, de 66% à 24 mrd CHF, a indiqué la société d'expertises économiques et conseils Ernst & Yong, lundi dans un communiqué. La société prévoit une stabilisation des activités M&A au 2e trimestre.

En excluant l'effet de l'annonce de la fusion de Glencore et Xstrata, qui avait représenté deux tiers du volume des M&A au 1er trimestre, on constate une augmentation de volume au 2e trimestre.

Durant le trimestre sous revue, les grosses transactions d'un volume de plus de 250 mio CHF a augmenté. Ces opérations ont représenté 39% du total. La part des transactions de moyenne importance (50 à 250 mio CHF) a augmenté de 24% à 29%, alors que celle des petites transactions (moins de 50 mio CHF) a diminué à 32%

Le secteur "médias, technologies et communications" a représenté 22% des transactions. C'est le secteur le plus actif en termes de M&A depuis cinq trimestres d'affilée. Les secteur industrie, services ainsi que commerce et biens de consommation ont représenté respectivement 16% et 14% des transactions, un niveau qualifié d'élevé par Ernst & Young. Dans l'ensemble, ces trois domaines ont représenté plus de la moitié de toutes les transactions M&A en Suisse au 2e trimestre.

Les activités M&A devraient se stabiliser au niveau actuel au 2e semestre. Même si les entreprises suisses peuvent profiter du franc fort pour des acquisitions hors des frontières du pays, elles demeurent prudentes. En raison d'une politique restrictive de crédit, il faut s'attendre à ce que les entreprises qui achètent soient celles qui peuvent financer de telles opérations essentiellement sur leurs fonds propres. Comme les entreprises suisses sont, comparativement à leurs concurrents étrangers, moins exposés en capitaux étrangers, cela pourrait constituer un avantage.

cp/rt/rp/fah

(AWP / 23.07.2012 12h10) 

Source (Romandie News)

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 17:44

(AOF / Funds) - Malgré la profusion de cibles potentielles à valorisation attractive, les transactions de taille mondiale sont tombées à leur plus bas niveau depuis 2009, selon la dernière édition du M&A Index d'Allen & Overy. Alors que la crise européenne perdure, le rapport révèle une augmentation du nombre d'acquisition du type loan-to-own où les acheteurs rachètent la dette d'entreprises en difficulté afin de mieux contrôler leur restructuration et mettre la main sur des actifs recherchés.

La solidité du bilan des entreprises n'a pas pu empêcher une diminution de 30% en volume et de 33% en valeur des fusions-acquisitions au premier semestre 2012 par rapport à 2011. L'Europe de l'Ouest a concentré la majorité des 960 transactions de taille importante annoncées au cours du premier semestre, avec 34 % des transactions en valeur pour 31 % aux tats-Unis, 20 % en Asie-Pacifique, 7 % en Europe Centrale et de l'Est, 4 % en Amérique Latine et 1 % dans la zone Moyen-Orient/Afrique du Nord. Les tats-Unis sont leaders en volume (34 %), devant l'Europe Occidentale (25 %) et l'Asie-Pacifique (23 %).

Andrew Ballheimer, co-responsable du département Corporate d'Allen & Overy au niveau mondial, fait l'analyse suivante : « Les investisseurs à travers le monde semblent tous gagnés par l'atmosphère persistante d'incertitude aux plans économique et politique malgré les fondamentaux plutôt bons des principales zones économiques. »

« Les craintes d'un nouveau ralentissement au plan mondial du fait de crise de la zone euro semblent avoir freiné tous les marchés cette année, à quelques exceptions près; pourtant, alors que la crise persiste, nous constatons une tendance visant à sauvegarder des entreprises en difficulté afin de préserver des emplois et des actifs de grande valeur. Par ailleurs, les banques allégeant leurs bilans en vendant des actifs non-essentiels ou moins performants à des fonds de dette, nous prévoyons une activité soutenue dans plusieurs secteurs, notamment l'immobilier et la distribution. »

Source (AOF par BourseReflex)

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 18:01

Les transactions qui représentaient 16,5 milliards d'euros au dernier trimestre 2011, baissent de 40 % au 1er trimestre 2012, à 9,7 milliards d'euros, montre une étude menée par PwC . Les grosses opérations ont été divisées par deux.

« Les signaux provenant du marché des fusions et acquisitions (ou M&A) restent mitigés. Les valeurs des opérations réalisées au 1er trimestre dans le secteur européen des services financiers ont diminué comparativement au 4e trimestre 2011, bien que nous ne nous attendions pas à une poursuite de l'essor observé fin 2011, » pointe Hervé Demoy, Associé PwC spécialiste des transactions dans ce secteur. De fait, dans son l'étude publiée jeudi, PwC fait état d'une diminution significative des transactions M&A dans les services financiers en Europe : de 16,5 milliards d'euros au 4ème trimestre 2011, elles ont chuté de 40 % au 1er trimestre 2012 pour tomber à 9,7 milliards d'euros.

Ce chiffre recule également de 1 % en glissement annuel, comparativement aux 9,8 milliards d'euros enregistrés au 1er trimestre 2011. Les chiffres de ce trimestre sont cependant faussés par la grosse opération réalisée par Royal Bank of Scotland (photo), qui a cédé RBS Aviation Capital à Sumitomo Mitsui pour un montant de 5,8 milliards d'euros. « Sans cette opération, le chiffre trimestriel serait de 3,9 milliards d'euros -l'un des plus faibles montants observés au cours des neuf dernières années », pointe l'étude.

Autre signe de la paralysie qui touche les services financiers : seules 4 transactions d'une valeur comprise entre 250 millions et 1 milliard d'euros ont été enregistrées au 1er trimestre, contre 8 opérations au 4ème trimestre 2011 et 6 au 1er trimestre 2011. Cette anémie « touche également les opérations de petite ou moyenne taille », note PwC. Cette tendance se poursuit, témoignant des turbulences que traverse le marché, des incertitudes concernant la conjoncture économique et de l'accès limité au financement.

Peu d'opérations dans le secteur bancaire

Les auteurs de l'étude constatent aussi le faible niveau d'opérations réalisées dans le secteur bancaire au premier trimestre 2012  : 1,9 milliard d'euros, _ en grande partie imputable à la fusion de CaixaBank avec Banca Civica en Espagne, évaluée à 977 millions d'euros _ contre une valeur moyenne de plus de 6 milliards d'euros par trimestre au cours des deux années précédentes. Une tendance durable  ? « A cause des incertitudes actuelles, de l'aversion au risque et de la nécessité de gérer au mieux les problématiques de liquidité des établissements bancaires, il est difficile de se prononcer sur le nombre et la valeur des transactions dans le secteur financier en Europe au cours des prochains trimestres, » observe M.Demoy.

Alors que des observateurs s'attendent à une reprise des M&A, tous secteurs confondus, dès 2013, PwC constate l'intérêt croissant que les fonds d'investissement, soucieux de diversification, portent sociétés de services financiers. Malgré l'impact de la crise financière et une préférence pour des secteurs soumis à une réglementation moins contraignante, ceux-ci considèrent qu'il existe des opportunités d'investissement dans les services financiers. « L'accès au financement bancaire est moins limité qu'il y a un an, et de nombreux fonds d'investissement disposent de liquidités afin de procéder à des acquisitions, ce qui pourrait se traduire, note le rapport, par un regain d'activité dans le secteur ».

Écrit par Jean Michel GRADT

Source (LesEchos.fr)

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 17:48

Les opérations de fusions-acquisitions (M&A) réalisées par les groupes français sont restées stables depuis la fin de la crise financière de 2008, selon une enquête publiée par PwC.

Avec 567 acquisitions réalisées en 2011, dont 485 en Europe, les opérations M&A des entreprises françaises ont peu évolué par rapport aux 557 opérations recensées en 2010 et 551 de 2009, indique le cabinet de conseil.

Avant la crise, en 2007, le nombre de fusions-acquisitions réalisés par les groupes français était de 932.

PwC note que la France reste le pays préféré des groupes français en termes d'acquisitions, 77% de leurs acquisitions concernant des cibles hexagonales.

Le marché britannique est ensuite considéré comme le marché le plus attractif pour les acquéreurs français, avec 84 opérations réalisées l'an dernier, ce qui le place devant les Etats-Unis.

Entre 2009 et 2011, seulement 3% des acquisitions ont été réalisées au sein des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), poursuit PwC, qui donne pour exemple le récent rachat de Puras do Brasil par le groupe Sodexo.

Copyright (c) 2012 CercleFinance.com. Tous droits réservés.

Source (LeFigaro)

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 07:24

Les plus-values professionnelles à court terme ne bénéficient plus de l'exonération de prélèvements sociaux.

Lorsqu'un entrepreneur individuel décide de céder certains éléments d'actif, ou bien de transmettre son entreprise, les plus-values réalisées à cette occasion relèvent du régime des plus-values professionnelles. Dans ce cadre, il convient de distinguer les plus-values à court terme, réalisées moins de 2 ans après la création ou l'acquisition du bien cédé, et les autres plus-values, c'est-à-dire celles qui sont à long terme. Les premières sont imposées, comme le reste du bénéfice d'exploitation, au barème de l'impôt sur le revenu ainsi qu'aux prélèvements sociaux. Les secondes sont imposées au taux réduit de 16 % ainsi qu'aux prélèvements sociaux (soit un taux global d'imposition de 31,5 %).

Toutefois, deux régimes d'exonération, totale ou partielle, permettent au cédant d'être exonéré à la fois d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.

D'abord, le régime d'exonération de l'article 151 septies du Code général des impôts (CGI) réservé aux plus-values réalisées en cours ou en fin d'exploitation par les petites entreprises dès lors qu'un certain nombre de conditions (nature de l'activité, durée d'exploitation…) sont réunies, et notamment de seuil de chiffre d'affaires. Puis, le régime d'exonération optionnel de l'article 238 quindecies du CGI réservé aux plus-values réalisées lors de la transmission d'une petite ou moyenne entreprise, dont l'application est également subordonnée à certaines conditions (nature et durée de l'activité, détention…), la principale étant la valeur des éléments retenus pour le calcul des droits d'enregistrement (hors immeubles).

Mais attention, car pour les plus-values réalisées à compter de 2012, qui seront imposées en 2013, les exonérations sociales exposées ci-dessus ne jouent plus que pour les plus-values à long terme ! Ainsi, désormais, les plus-values à court terme sont imposées en tout état de cause aux prélèvements sociaux.

Art. 37, loi n° 2011-1906 du 21 décembre 2011, JO du 22

Marion Beurel

Source (Les Echos)

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 09:26

A titre personnel, je trouve cette analyse contradictoire intéressante... Alors, optimiste ou négatif? Au vu de l'écosystème actuel, j'aurais plus tendance à privilégier cette dernière vision

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L’Association Française des Investisseurs en Capital (Afic) et Grant Thornton ont présenté les résultats de leur étude sur l’activité des acteurs français du capital investissement en 2011. Ils tirent la sonnette d’alarme.

En cette période de crise qui se traduit par une raréfaction des capitaux, près de 1 700 entreprises ont été accompagnées par le capital investissement en 2011, soit un record. Plus de 8 sur 10 sont des PME et 90 % sont basées en France. Parmi elles, 752 sont de nouvelles entreprises qui ont bénéficié des 3/5e des montants alloués. Pour Thierry Dartus, associé chez Grant Thornton : « L’année 2011 démontre une fois de plus que le capital investissement reste indubitablement la réponse majeure au financement de la croissance des entreprises ».

Danger d’asphyxie

Pourtant, bien que les capitaux levés progressent de 28 % par rapport à 2010 et atteignent 6,456 milliards d’euros en 2011, ce niveau ne représente que la moitié du record de 2008, et est inférieur de 43 % au rythme de croisière observé entre 2005 et 2008. L’Afic et Grant Thornton redoutent un assèchement des capitaux si la situation perdure. En effet, les intentions d’investissement des fonds ont baissé de 27 % par rapport à 2010. Les FCPR de capital risque, levés auprès d’institutionnels ou d’entreprises, ne représentent dans ce chiffre que 4 % du total des intentions d’investissement. Pire, les montants investis par les FIP et les FCPI ont chuté de 37 % en 2011.

Nette progression des investisseurs étrangers

En revanche, les capitaux levés auprès des investisseurs étrangers ont été multipliés par 3 en 2011, passant d’un quart à plus de 50 % du total de la collecte. Ils se portent particulièrement sur la transmission d’entreprise témoignant ainsi de l’attractivité de la France. Cette évolution est notable pour les compagnies d’assurance et les mutuelles dont la proportion de capitaux levés venant de l’étranger est désormais de 50 % contre 37 % en 2008.

Valérie Froger

Source (Les Echos)

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 14:11

(Boursier.com) -- En dépit d'une économie instable au second semestre 2011 affectant principalement le secteur bancaire et la zone Euro, l'étude International Business Report de Grant Thornton, groupe leader d'Audit et de Conseil en France et dans le monde, souligne le regain d'intérêt des chefs d'entreprises pour les fusions-acquisitions, aujourd'hui perçu comme l'un des outils de croissance essentiels pour atteindre les objectifs d'expansion fixés.

La proportion mondiale d'entreprises ayant en projet une opération de fusion-acquisition est passée de 26% en 2010 à 34% en 2012. Ce pourcentage concerne à la fois les fusions-acquisition nationales et crossborders.

La France s'aligne sur cette moyenne mondiale puisque 34% des entreprises françaises planifient une telle opération dans les trois années à venir.

Au niveau international, le Canada (42%), le Brésil (40%) et les Etats-Unis (37%) sont les pays où le plus grand nombre de dirigeants envisagent une croissance de leur activité par fusion ou une acquisition d'ici 2015.

Seules 28% des entreprises ont ce projet en Europe et 25% en Asie-Pacifique.

Ce taux faiblit d'autant plus dans les pays où l'économie reste incertaine, tels que la Grèce, l'Irlande et l'Espagne, où seuls 16% des chefs d'entreprise envisagent éventuellement un rapprochement dans un avenir proche.

L'International Business Report révèle également que parmi les entreprises désireuses de croître via une acquisition, 33 % d'entre elles songent à le faire hors de leurs frontières, contre 28 % en 2010 (moyenne mondiale).

Les entreprises européennes sont les plus désireuses de réaliser une opération à vocation internationale (44%) afin d'acquérir de nouveaux marchés.

Jean-Luc Carpentier, directeur général de Grant Thornton, commente : "En dépit des difficultés économiques que nous rencontrons, ces résultats montrent que la tendance et l'intérêt pour le M&A ne s'est pas véritablement affaibli au cours des deux dernières années. Les projets de fusions et acquisitions nationales restent plutôt prioritaires dans l'esprit des dirigeants. La zone Euro et ses perspectives de croissance étant moins favorables dans certains pays européens, nombre d'entre eux recherchent activement des opportunités à l'étranger et souhaitent toucher de nouveaux marchés, comme celui des BRIC".

Il ajoute : "Après la crise financière de 2008, le flux du pouvoir économique de "l'Ouest à l'Est" s'est indubitablement accéléré ; l'étude révèle de façon claire que les entreprises au sein des marchés installés considèrent aujourd'hui le M&A comme l'un des moyens qui leur permettra de profiter de cette tendance économique.

Le Private Equity reste également un partenaire de long-terme qui sait apporter son soutien financier dans des périodes économiques compliquées : 43% des entreprises françaises interrogées prévoient de financer leur croissance par ce biais."

Source (Boursier.com)

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 14:02

Un sondage réalisé auprès de 2 000 membres d’OSEO Excellence révèle que les dirigeants de PME envisagent en priorité une opération de croissance externe pour se développer.

OSEO Excellence a réalisé fin avril un sondage auprès de ses 2 000 membres auquel 1 016 entrepreneurs ont répondu. Ces chefs d’entreprise, choisis par OSEO pour leur dynamisme, dirigent des sociétés qui affichent toutes une croissance à deux chiffres : en cumulé, elles totalisent plus de 46 milliards d’euros de chiffre d’affaires,  emploient plus de 315 000 salariés et détiennent 9 000 brevets.

54 % souhaitent s’appuyer sur la croissance externe

A la question « Envisagez une opération de croissance externe » posée par Philippe Braidy, Président de CDC Entreprises et de FSI Régions dans le sondage, plus de la moitié des dirigeants de la communauté OSEO Excellence (54 %) ont répondu oui. 24 % souhaitent la réaliser en 2012, 15 % en 2013 et 15 % au delà de 2013.  Pour deux tiers d’entre eux, cette opération nécessitera l’ouverture de capital à un fonds d’investissement, régional pour 37 % et national pour 29 %. Cette proportion est encore plus importante (88 %) parmi les chefs d’entreprise qui prévoient de lever des fonds d’un montant supérieur à 2 millions d’euros. 

Cependant, pour 46 % des chefs d’entreprise, une opération de croissance externe n’est pas à l’ordre du jour. Les freins exprimés à l’ouverture du capital sont la crainte de la dilution et les exigences des entrants sur la valorisation, la rémunération et le coût de sortie.

Valérie Froger

Source (Les Echos Entrepeneur)

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 06:56

Le prix du Club des trente, club qui réunit les directeurs financiers des grandes sociétés cotées, récompense les entreprises qui ont réalisé les meilleures opérations financières de l'année, qu'il s'agisse d'opérations de fusion-acquisition ou de financement. Ce prix sera remis le 21 mai prochain. Cette cérémonie sera l'occasion de faire un point sur les tendances qui ont marqué l'année passée.

En matière de fusions-acquisitions, la première moitié de l'année a pu nous laisser croire que 2011 serait en rupture avec les précédentes, avec en France des grandes opérations telles que l'acquisition de Genzyme par Sanofi, l'offre publique de Solvay sur Rhodia, ou l'acquisition de Siemens IT par Atos. Cette reprise naissante de l'activité a été cependant tuée dans l'oeuf par le nouvel épisode d'inquiétude sur les dettes souveraines de l'été 2011 et le deuxième semestre n'a pas donné lieu à des opérations aussi importantes.

Dans cette situation économique encore difficile, les entreprises ont continué à assainir leurs bilans et à optimiser le coût et la maturité de leur dette. Les inquiétudes renouvelées sur la zone euro et l'extrême abondance de la liquidité ont créé deux compartiments bien distincts sur le marché de la dette des entreprises : difficile pour les sociétés les plus endettées, généreux pour celles au bilan solide. Pour les premières, le défi de 2011 a été de trouver la bonne fenêtre pour émettre les volumes nécessaires au refinancement de leurs échéances ou à la substitution de prêts syndiqués plus rares ; cela a été le cas d'EutelSat ou de Faurecia. Pour les sociétés avec des bilans solides, le marché a été très profond : avec des coûts faibles dans le cas de nombreuses entreprises « investment grade » ; avec des maturités exceptionnelles dans le cas de GDF Suez, avec une émission à échéance 2112. Avec de telles conditions, on pourrait presque se demander si les obligations des grandes entreprises les plus solides ne sont pas devenues aux yeux des investisseurs des substituts crédibles aux émissions souveraines, donnant à ces entreprises un accès durable à des coûts de financement faibles.

Enfin, comme l'an passé, plusieurs groupes ont cherché à bénéficier des larges liquidités disponibles en Asie pour financer leurs activités dans la zone. Deux opérations sont particulièrement représentatives. La première est l'émission obligataire d'Air Liquide en renminbi avec un coupon très attractif, une première pour une entreprise française. La seconde est l'introduction en Bourse par Auchan de son joint-venture avec le taïwanais Ruentex, à des multiples extrêmement élevés.

Avec la normalisation progressive de son marché financier et l'internationalisation progressive du renminbi, la Chine devrait offrir des opportunités croissantes de financement aux entreprises occidentales. Cette normalisation signifie non seulement le renchérissement du coût des financements pour toutes les entreprises chinoises, notamment celles qui ne sont pas des entreprises d'Etat et qui prennent une place de plus en plus grande dans l'économie. Elle signifie aussi que les entreprises européennes ayant des bilans solides et des plans de croissance importants et crédibles auront accès à des coûts de financement plus proches de leurs concurrents chinois.

La contrepartie, bien évidemment, c'est que les entreprises chinoises, après avoir conquis leur marché intérieur, profiteront à leur tour de ce faible coût du capital pour partir à l'assaut d'entreprises dans les pays occidentaux.

Laurent Guillot est directeur financier de la Compagnie de Saint-Gobain et président du jury du prix du Club des trente. Gervais Pellissier est directeur général délégué de France Télécom-Orange et président du Club des trente.

Source (lesechos.fr)

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