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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 17:01

PARIS (Reuters) - Les espoirs des banquiers et des avocats d'affaires français de voir les opérations de fusions-acquisitions reprendre un rythme soutenu en France cette année semblent bien minces au vu des données publiées par Thomson Reuters.
Les transactions annoncées impliquant une entreprise française comme cible ont chuté en valeurs de moitié au deuxième trimestre par rapport à la même période en 2009, une activité six fois moindre que celle atteinte au sommet de la bulle spéculative en 2006.
Sur les six premiers mois de l'année, l'activité reste à peu près équivalente à 2009 mais le début de reprise du premier trimestre est complètement annulé par la chute du second.
"On ne peut plus parler de 'retour à la normale' dans la mesure où nous sommes retombés dans une seconde période de troubles financiers autour des aléas de l'euro," juge Alain Garnier, un avocat du cabinet Linklaters à Paris.
L'extrême volatilité des marchés financiers déclenchée par la crise sur les dettes souveraines et les plans de rigueur qui ont été annoncés en Europe assombrissent les perspectives de croissance et par ricochet celles des fusions-acquisitions.

VERS UNE "DEUXIÈME VAGUE" ?

Si le volume des transactions est en berne, certaines opérations emblématiques dans les médias comme la vente du groupe Le Monde ou du Parisien marquent l'actualité.
De la même manière, les processus d'enchère organisés dans le secteur du capital investissement comme la vente des hôtels B&B d'Eurazeo, Picard Surgelés par BC Partners ou encore Medi-Partenaires par Barclays Private Equity devraient faire parler d'eux durant l'été.

"Les fonds d'investissements ont énormément d'argent à investir", indique Alain Garnier qui juge que la masse des fonds à investir devrait soutenir l'activité.
"Nous  nous attendons à un net regain pour le troisième trimestre par rapport à 2009 sauf catastrophe sur le marché de la dette", juge pour sa part Olivier Tordjman du cabinet Ayache Salama, qui reste relativement optimiste sur le niveau l'activité dans le capital investissement au cours des prochains mois.
Une banquière note pour sa part que si les "deals" des fonds d'investissement ont principalement été réservés à des entreprises avec des profils très défensifs, un regain de confiance pourrait entraîner des opérations dans des secteurs plutôt pro-cycliques comme les matériaux de construction.
"Il se prépare une deuxième vague", annonce cette spécialiste du secteur, à moins que de nouvelles turbulences monétaires ne rendent les financements impossibles.

 

Source Reuters

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 16:57

PARIS 25 juin (Reuters) - Voici le classement, établi par Thomson Reuters, des banques d'affaires les plus actives dans les opérations de fusions-acquisitions concernant au moins une entreprise française (M&A) pour le deuxième trimestre 2010.
Le premier classement porte sur la valeur des transactions, le second sur une estimation des commissions perçues par les banques pour leurs missions de conseils.

Valeur (milliards de $)   Transactions
1  Deutsche Bank     16,227                   9
2  JP Morgan         15,520                  14
3  Credit Suisse     11,799                  12
4  Rothschild        11,238                  25
5  Nomura            10,014                   9
6  Credit Agricole    9,701                  14
7  Lazard             9,312                  29
8  Macquarie Group    8,747                   4
9  Goldman Sachs      8,680                   6
10 Socgen             8,258                   9

Commissions (en millions de $) 
1  Morgan Stanley    68,1
2  JP Morgan         65,8
3  Lazard            64,2
4  Goldman Sachs     60,0
5  Rothschild        50,7
6  BNP Paribas       43,4
7  Perella Weinberg  32,4
8  Credit Suisse     27,5
9  UBS               27,4
10 Socgen            26,5

 

Source Reuters

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 12:14

       
COMMUNIQUÉ DE PRESSE - Activité et Tendances- Cahier n° 14
L’activité des TPE en 2009
 
Après avoir dévoilé, en exclusivité nationale, les performances économiques des TPE en 2009, la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) vient de faire paraître la 14e édition de son étude statistique « Activité et Tendances ». Une enquête inédite qui combine l’approche sectorielle et l’analyse géographique. Synthèse des principaux enseignements.
 http://www.fcga.fr/pages/espacepresse/linfo.php?t=1
 
L’étude « Activité et Tendances » vient compléter la grande enquête annuelle de la FCGA sur les « Tops et les Flops des TPE » dont la dernière édition vient d’être rendue publique (www.fcga.fr). Moins exhaustive que cette dernière, elle se concentre sur 8 grands secteurs d’activité regroupant 26 professions du commerce, de l’artisanat et des services.
 
Trois nouveautés cette année, qui rendent cette analyse de référence encore plus attractive : une présentation des résultats profession par profession, une approche synthétique de chaque secteur d’activité et le témoignage « qualitatif » d’un dirigeant de TPE exerçant le métier étudié.
 
Principal enseignement de l’enquête de la FCGA : l’activité des petites entreprises, tous secteurs confondus, enregistre un net recul en 2009 : -2,5%. Sévèrement touchés par la crise économique, les artisans, commerçants et prestataires de services indépendants sont confrontés à de sérieuses difficultés : réduction « historique » des chiffres d’affaires, fonte des carnets de commandes, affaiblissement des trésoreries…
 
Même si elles résistent globalement mieux à la conjoncture que les grandes structures en mobilisant tous leurs atouts stratégiques (souplesse, réactivité, élasticité, proximité…), les TPE prennent de plein fouet les effets de la récession en 2009. Signe des temps : traditionnelle « locomotive » de la croissance des petites entreprises, le secteur du bâtiment vacille sur ses fondations : -3,7%.

Détail des performances, secteur par secteur

Les professions de la santé : +1,5%
Après une année 2008 morose (+0,8%), pharmaciens et opticiens-lunetiers réalisent la plus forte progression d’activité en 2009. Une performance en trompe l’œil toutefois car, si le chiffre d’affaires du secteur reste globalement positif (+1,5%), les marges, elles, ont tendance à diminuer dans les deux professions.
 
Cafés-hôtellerie-restauration : 0%
Croissance nulle en 2009 pour le secteur CHR ! Seuls les hôteliers restaurateurs affichent une activité en hausse : +0,8%. Les restaurateurs purs (-0,2%) et les cafetiers (-1,1%) enregistrent des scores négatifs, même si - en comparaison à l’année 2008 - ils améliorent relativement leurs performances. A noter : la réduction du taux de TVA dans la restauration n’a toujours pas produit les effets escomptés sur l’activité et l’emploi.
 
Le commerce de détail alimentaire : -0,4%
Contre toute attente, les artisans de l’alimentation résistent plutôt bien à la crise. Boulangers (-0,3%), pâtissiers (-0,2%), bouchers (-0,8%), charcutiers (-0,1%), supérettes de proximité (-0,5%) et commerces de fruits et légumes (-3%) sont tous confrontés à une baisse de chiffre d’affaires, mais celle-ci reste globalement plutôt modérée (sauf pour les primeurs). Mieux : depuis le début de la crise, le commerce de détail alimentaire semble avoir retrouvé les faveurs des consommateurs.
 
Les métiers de la beauté et de l’esthétique : -1,2%
Espacement des visites et réduction du ticket moyen dans les salons de coiffure (-1,4%), apparition de concepts low-cost et concurrence des grandes enseignes dans les instituts de beauté (+0,9%). Résultat : un recul de 1,2% pour l’ensemble du secteur. La diminution sensible de la vente de produits d’entretien illustre le choix dominant de la clientèle pour alléger la facture : consommation de la prestation de base seulement (soins ou coupe) et pas d’achat de produits ou services annexes.
 
L’équipement de la personne : -2,1%
Après une année 2008 décevante (-2,8%), le secteur de l’équipement de la personne ne parvient toujours pas à renouer avec la croissance en 2009 (-2,1%). Les horlogers-bijoutiers (-3,5%) et les magasins de prêt-à-porter (-3%) enregistrent les plus forts reculs d’activité. Les chausseurs indépendants remontent la pente à petits pas : +0,7% (contre -1,4% en 2008). De son côté, la lingerie (+0,8%, contre -1% en 2008) se redresse légèrement.
 
L’équipement de la maison : -2,9%
Dégringolade du chiffre d’affaires dans les petits magasins d’électroménager en 2009 : -4%, (contre +2,4% en 2008) ! Et pas même un bouquet de fleurs pour consoler les professionnels du secteur… L’activité des fleuristes, autre profession de l’équipement de la maison retenue dans cette étude, se fane tout aussi tristement l’année dernière : -2,7% (contre -0 ,2%, en 2008).
 
Le bâtiment : -3,7%
Année noire pour les artisans du bâtiment dont le chiffre d’affaires accuse un repli moyen de 3,7% en 2009. Tous les corps de métiers sont dans le rouge, à l’exception de la plomberie qui affiche un timide +0,7%. La maçonnerie connaît une plongée spectaculaire de son activité (-8,7%) tandis que l’électricité (-3,9%) et la couverture (-3,5%) révèlent des performances également préoccupantes.
 
La réparation automobile : -5,1%
Boosté par la prime à la casse, le marché du neuf s’est plutôt bien porté en 2009. La crise n’a pas freiné les ventes de véhicules neufs, au grand bonheur des constructeurs ! Diagnostic inverse sur le marché de la réparation-entretien dont l’activité a nettement ralenti l’année dernière (-4%, contre +1,7% en 2008). Confrontés à cette panne de la demande, les garagistes traditionnels ont tenté de réagir en développant de nouveaux services : contrôles préventifs, vente d’accessoires, forfaits réparation à bas prix… Insuffisant pour faire redémarrer une demande au point mort.
 

Le podium des régions

 
• Midi-Pyrénées    +2,7%
• Centre    +1,2%
    (ex-æquo)
• Lorraine    +1,2%   

 

Source (Fédération des Centres de Gestion Agréés)

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 14:20

Pendant 15 jours, les auto-entrepreneurs seront l’objet de multiples attentions à travers réunions, colloques, table-ronde. Le programme de cette « Quinzaine des auto-entrepreneurs » au complet.

« Près de 500 000 auto-entrepreneurs, et moi et moi et moi ? » Sur l’air du tube de Jacques Dutronc, ce refrain pourrait devenir le tube de l’été ! En tout cas, face à ce succès indéniable (on attend un chiffre d'affaires global de l'ordre de 2,5 milliards d'euros cette année, contre près d'un milliard durant l'année 2009), Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé du Commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme, des Services et de la Consommation lance aujourd’hui la Quinzaine de l’auto-entrepreneur.

Au programme de cette « quinzaine », qui se déroulera donc du 14 au 30 juin, plusieurs rendez-vous et manifestations.
Aujourd’hui 14 juin, à 14 h30, c’est à l’Union des Auto-entrepreneurs d’ouvrir le bal avec « Le Rendez-vous de la rue des auto-entrepreneurs ». Hervé Novelli interviendra à 14h30 à cette journée d’information publique organisée par l’Union des auto-entrepreneurs et la Mairie du 15e arrondissement (angle rue des Entrepreneurs et place Violet, 75015 Paris). À cette occasion, la rue des Entrepreneurs sera symboliquement rebaptisée "rue des Auto-entrepreneurs" !
Le 15 juin à 9h, à l’occasion du salon Planète PME, Hervé Novelli inaugurera un espace dédié à l’auto-entrepreneur qui permettra aux visiteurs de découvrir le régime, d’échanger avec des auto-entrepreneurs expérimentés et de bénéficier de conseils pratiques pour développer leur activité. Il interviendra à 15h30 lors de la séance plénière « S’engager, Grandir. Le monde bouge. Les PME aussi » (Palais des Congrès, 75017 Paris).
Le 21 juin, c’est au tour des réseaux d’accompagnement des auto-entrepreneurs de se réunir pour faire le point sur la mise en place des mesures destinées à aider les auto-entrepreneurs aux différents stades d’évolution de leur activité (à l’APCE - 14 rue Delambre, 75014 Paris)
Le lendemain, 22 juin, la Fondation pour l'innovation politique organise un colloque, « l’auto-entrepreneur : le statut de la liberté ». Des intellectuels, des économistes, des sociologues réfléchiront ensemble aux impacts économiques, sociaux et culturels du régime de l’auto-entrepreneur (Espace Cambon, 46 rue Cambon, 75001 Paris).
Enfin, le 23 juin, une table-ronde est programmée avec des auto-entrepreneurs du secteur numérique et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique à la Cantine-Silicon Sentier (Galerie Montmartre, Passage des Panoramas, 75002 Paris).

 

Source (TPE-PME.com)

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 14:12

Même si une seule des 10 mesures avancées par la CGPME a reçu l'aval de Nicolas Sarkozy, la 8 è édition de Planète PME fait figure de réussite.

Avec 8 membres du gouvernement, dont Laurent Wauquiez, Hervé Novelli, et même la venue de Nicolas Sarkozy en personne, le congrès de la CGPME,  Planète PME, a plus que réussi son pari !
11 000 chefs de PME se sont déplacés le 15 juin pour la 8 è édition du congrès.
Alors que le dossier « réforme des retraites » n'était pas encore bouclé, le chef de l'Etat  a trouvé au milieu des dirigeants de PME une sorte de bouffée d'air frais. « Les PME sont le fer de lance de la croissance française. Vous êtes des gisements d'emplois importants. C'est vous qui ferez redémarrer l'emploi en France », a souligné Nicolas Sarkozy.
Davantage enclin à dresser le bilan des mesures déjà prises (auto-entrepreneur, ISF-PME, réduction des délais de paiement, EIRL, …) qu'à s'engager sur de nouvelles propositions, le chef de l'Etat n'est tout de même pas arrivé les mains vides.
A la satisfaction des dirigeants de TPE-PME et répondant favorablement à une des demandes à « coût zéro » de la CGPME, il a annoncé sa décision de pérenniser la médiation du crédit.
Sur un sujet qui fâche cette fois, le dialogue social dans les TPE, Nicolas Sarkozy a déclaré s'en remettre aux parlementaires. Ce sujet suscite en effet la grogne au sein de la CGPME : « dans nos entreprises, le dialogue social est une réalité quotidienne et nous n'avons pas besoin d'une  loi pour cela ! », argumentait Jean-François Roubaud, président de la CGPME. L'opposition du groupe UMP à ce sujet est donc plutôt de bon augure pour la Confédération.
10 propositions à coût zéro

De son côté, Jean-François Roubaud a dressé un tableau en demi-teinte de la situation des TPE et PME : " Malgré les refus de financement, les contrôles d'une administration tatillonne, les textes obscurs et les charges handicapantes, les PME continuent à entreprendre, à se développer, à créer des richesses, à embaucher. (…) Le gouvernement a eu beau, et je tiens à le saluer devant vous, prendre des mesures fortes, - je ne citerais que la suppression de l'IFA, la réforme de la taxe professionnelle, le fléchage de l'ISF vers les PME - nos carnets de commandes ne sont plus, à de rares exceptions près, aussi remplis qu'avant la crise. (…) Pourtant nos PME ne se résignent pas. (…) Ces PME, elles demandent qu'on les écoute lorsqu'elles font valoir l'utilité de la médiation du crédit et celle de la sous-traitance industrielle, lorsqu'elles réclament un meilleur fléchage du crédit impôt recherche vers elles, lorsqu'elles proposent des mesures pour dynamiser l'apprentissage ou pour simplifier l'export... "
 
 Cependant, l'annonce de la pérennisation du médiateur du crédit est une exception. En effet, aucune autre des dix propositions «à coût zéro» formulées par Jean-François Roubaud n'a été retenue.
Quelles sont ces autres propositions ?
-Améliorer la transparence des commissions interbancaires de paiement, afin d'en baisser le coût pour les commerçants
-Réorienter le crédit impôt recherche (CIR) vers les PME
-Restitution accélérée du CIR
-Reconduire et pérenniser la majoration de 20 % des avances de démarrage en matière de marché public
-Accompagner l'effort d'exportation dans la durée
-Engager jeunes et patrons de PME à se tourner vers l'apprentissage
-Faciliter la mobilité géographique pour retrouver un emploi, avec l'instauration d'un crédit relai à 0%
 -Maintenir les seniors dans l'emploi par le biais du tutorat
 -Favoriser l'utilisation d'une forme de CDI, le contrat de travail intermittent, avec des conditions assouplies pour l'emploi de saisonniers.
Des mesures intéressantes qui pourraient toutefois devenir, pour certaines d'entre elles du moins, des pistes de travail pour le gouvernement.

 

Source tpe-pme.com.

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 15:01

Convention nationale de la CCEF : en ces temps de turbulences financières et d'incertitudes économiques, les entreprises ont certainement encore plus besoin de rationaliser et de fiabiliser leurs décisions stratégiques, ainsi que l'information financière qu'elles communiquent au marché.

 

Or la période de crise actuelle rend l’évaluation difficile, étant entendu que l’évaluation ne repose pas uniquement sur le passé d’une entreprise (son bilan), mais aussi sur son avenir et sur sa capacité à générer des flux, La seule appréhension du risque a entraîné une perte mécanique de 15 à 20 % de la valeur des actifs des entreprises !

La CCEF a réuni le mardi 25 novembre différents professionnels de l’évaluation pour débattre de cette question de la prise en compte de la crise financière dans l’évaluation des entreprises.

Les méthodes d’évaluation, méthodes des temps de prospérité ?
Les méthodes intrinsèques (qui prennent en compte les caractéristiques de l’entreprise : approche des flux futurs notamment) et les méthodes analogiques (méthode des comparables boursiers par exemple) sont moins efficientes en temps de crise où il y a une perte de références.

Il est en outre impossible aujourd’hui de prendre une position sur la sortie de crise et dons sur l’évolution du contexte économique, qui joue également sur l’évaluation.

La durée même d’une évaluation, de 5-6 semaines à 5-6 mois implique déjà le fait que les conditions économiques de l’environnement elles-mêmes peuvent évoluer.

La crise ne conduit pas à la remise en cause des méthodes d’évaluation mais milite pour leur utilisation prudente et conjointe. Pour une évaluation multi critères…

La juste valeur a-t-elle vécu ?
Il y a une nécessité de rendre les entreprises plus comparables dans leur évaluation financière et d’avoir une réelle mesure financière de l’entreprise (qui dépasse la seule valeur comptable qui était hier fondée sur la restitution du passé).

Avec la crise, cette nouvelle exigence s’est heurtée à l’absence de marché efficient : comment déterminer la « juste » valeur ?

La juste valeur devrait être la valeur « loyale », déterminée entre les partes, plus que la valeur de marché et il existe en fait différentes démarches pour rechercher la juste valeur :
- La référence au marché
- La référence à la transaction comptable
- Les références à des valeurs de modèle (modèles mathématiques mais aussi modèles probabilistes)

La juste valeur n’est en aucun cas l’ennemie de la comparabilité des comptes et la documentation narrative a dans cette un rôle essentiel.
Attention à ne pas confondre la juste valeur (qui est une valeur de négociation à un temps T) et la valeur de liquidation.

L’impact de la crise financière sur l’évaluation des entreprises
Quel est le rôle des états financiers ? Sont-ils uniquement destinés à être communiqués aux investisseurs financiers ?
L’organisation et la supervision de l’évaluation dans les entreprises n’est malheureusement pas fiable à 100 %.

Il est clair que la marge d’erreur est moins visible lorsque le financement des opérations est sans difficulté. Malheureusement, dès que la situation devient critique (comme à l’heure actuelle), la tentation de recourir à des méthodes empiriques et simplistes devient la solution de facilité.

Il est par exemple indispensable de prendre également en compte dans l’évaluation le risque de défaut de trésorerie.

De plus, la situation est différente pour les entreprises cotées (soumises à une communication réglementée, à des réunions SFAF….) et les entreprises non cotés. Il en est de même pour les fonds d’investissement (qui financent leurs opérations grâce à la dette et les sociétés de capitaldéveloppement (qui disposent de liquidités importantes).

Il faut réévaluer le cycle du temps et de l’argent, casser le rythme erratique… reconstituer le cycle… les évaluateurs doivent résister.
La révolution numérique a fait perdre la notion du temps et de l’argent. En quelques heures, la valeur d’une entreprise coté peut varier de +/- 60 %.

N’existant pas de normes d’évaluation au sens stricte et juridique, la marge d’erreur est réelle, Outre les données conjoncturelles, à un «instant T », les évaluateurs doivent garder leur « sang- froid » et prendre du recul pour analyser les biens immatériels des sociétés (en particulier l’immobilier).

A propos de la CCEF
La CCEF regroupe plus de 600 membres, pour 80% issus de professions réglementées (experts-comptables, commissaires aux comptes, avocats, conseils financiers...) Elle est ouverte à tous ceux qui exercent une activité libérale faisant appel aux techniques financières et qui veulent élargir leur champ de compétences, l’activité de conseil et expert financier recouvrant l’ensemble des missions liées aux opérations économiques et financières. Les commissions de travail, les réunions régionales et la convention nationale offrent à ces professionnels des occasions de travailler ensemble sur des thématiques transversales : transmission d’entreprises, loi de Sauvegarde, statut de CIF, création de valeur, audit juridique…

 

Source (CFO News)

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 08:18

Lors des FUSACQs, il y a un capital immatériel qui n’est jamais pris en compte, que ce soit côté cédant ou côté repreneur/acquéreur : la valeur des données détenues par l’Entreprise. Comme d’habitude, nous ne nous intéresserons ni aux données comptables ni aux données financières, puisque ces périmètres sont parfaitement couverts.

Les données d’Entreprise peuvent exister sous forme papier ou sous forme informatique.

Quel que soit leur mode d’existence, elles conditionnent la bonne marche de l’Entreprise, et bien évidemment la réussite d’une opération de M&A.

 

Quelles peuvent être ces données ?

 

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 17:05

Dans un contexte économique tendu, les entreprises de tous secteurs cherchent à optimiser leurs différents coûts de production ou de fabrication. Cela est particulièrement frappant dans l’industrie des nouvelles technologies. Ainsi, les professionnels du secteur : éditeurs, SSII voire les DSI font appel à des plateaux de développement en Offshore pour développer leurs projets ou logiciels. Parmi les régions les plus en vogue, se distinguent notamment l’Inde, les pays du Maghreb, certains pays de l’Europe de l’Est, l’Ile Maurice ou encore la Chine. Leur promesse : de solides compétences technologiques, une main-d'œuvre bon marché, une flexibilité des équipes et une capacité à livrer rapidement les projets.

De tels avantages font évidemment rêver les professionnels de l’industrie IT, qui voient dans ces offres, une réponse à leur problématique organisationnelle, opérationnelle et financière. Oui, mais voilà, force est de constater qu’une donnée semble souvent absente : la qualité. Bien entendu, il ne s’agit pas de généraliser ; tous les plateaux de développement Offshore ne bradent pas la qualité mais il convient tout de même de se pencher de près sur cette donnée.
Ainsi, nous avons pu constater, ces dernières années, que de fervents promoteurs de l’approche Offshore ont décidé de faire marche arrière et même, dans certains cas, de ré-internaliser à 100 % leurs équipes de développement. En effet, s’il est possible de gagner de l’argent en externalisant ses développements, il est également facile d’en perdre beaucoup. Aussi, faute de qualité, certains projets ont dû être pratiquement entièrement redéveloppés. D’autres découvrent les problèmes à la réception lorsque les coûts de corrections explosent avec la distance qui aggrave la situation. Sans tomber dans de tels cas extrêmes, la correction d’erreurs répétées peut s’avérer particulièrement chronophage et consommatrice de ressources (humaines et financières). De manière générale, les détracteurs de l’approche Offshore mettent en avant deux points bloquants : le manque de qualité et les difficultés de pilotage des projets. L’on notera tout de même que 70 % des problèmes sont liés à la qualité.
Pour autant, développer un projet en Offshore peut s’avérer particulièrement bénéfique, sous réserves de définir et de mettre en oeuvre un processus de suivi de projet intégrant la dimension de mesure de la qualité. Il est utile de pouvoir définir des objectifs et des règles de qualité mesurables périodiquement. Ces mesures doivent naturellement s’inscrire dans le cadre d’un dispositif de pilotage plus large, prenant en compte les aspects organisationnels et culturels. L’impulsion « qualité » doit donc être placée au centre du cahier des charges et les donneurs d’ordre doivent se donner les moyens de la contrôler, pas à pas, afin de transformer leur projet en succès opérationnel.
Bien conscients de ce point de grippage, les principaux plateaux de développement Offshore se livrent une farouche bataille afin de proposer des processus de qualité. Plate-forme de test et de validation des développements… Autant d’outils déployés afin de rassurer les clients et leur démontrer leur capacité à générer des développements de grande qualité par exemple en s’appuyant sur une plateforme externe dans un rôle de tiers de confiance . La qualité est donc désormais l’une des préoccupations des donneurs d’ordre comme des plateaux de développement. Gageons que sa généralisation dans l’écosystème permettra de redorer le blason de l’Offshore, qui reste un bon moyen de rationaliser ses coûts de développement et de répondre aux attentes régulières ou ponctuelles. Rendez-vous dans quelques années pour faire le point sur l’évolution du marché de l’Offshore.
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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 05:46

Selon un sondage Viavoice pour l'ACFCI, Grant Thornton et «Les Echos», 63% des chefs d'entreprise se disent directement touchés par la crise et plus d'un tiers n'envisagent pas son terme avant mi-2011. Dans ce contexte, ils hésitent entre réduction des déficits publics et soutien à la croissance.

FRÉDÉRIC SCHAEFFER, LES ECHOS

 

Plus le temps passe et plus la perspective d'une sortie de crise s'éloigne pour les chefs d'entreprise… Selon un sondage réalisé par Viavoice pour l'Assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie (ACFCI), le cabinet d'expertise comptable Grant Thornton et «Les Echos», les dirigeants d'entreprise sont de plus en plus inquiets sur l'évolution de la situation économique. Désormais, 70% des patrons interrogés se disent pessimistes sur la croissance dans les mois qui viennent. C'est bien plus (+7 points) que lors de la dernière enquête, en janvier, qui avait pourtant déjà témoigné d'une dégradation de leur moral, mettant fin à trois trimestres d'embellie.

«Ce très mauvais résultat s'inscrit dans un triple contexte de la publication d'un taux de croissance plus décevant que prévu au premier trimestre [+0,1 % selon la première estimation de l'Insee, NDLR], des fragilités financières européennes qui persistent en dépit du plan de sauvetage, et des mesures d'austérité ou de rigueur adoptées en France, mais également en Espagne, au Portugal et, bien évidemment, en Grèce», écrit François Miquet-Marty, directeur associé de Viavoice.

Limiter les dépenses de fonctionnement

Ce sentiment s'appuie notamment sur le vécu quotidien des chefs d'entreprise interrogés : 63% d'entre eux estiment que leur société est directement touchée par la crise, soit plus que l'an dernier à la même époque (60%), au moment où la France sortait tout juste de la récession. Principales raisons évoquées : des commandes moins nombreuses, des perspectives qui se dégradent et des clients qui négocient davantage les prix. «La crise est longue pour des PME qui ont déjà réalisé des économies, se retrouvent avec des situations de trésorerie tendues et qui n'ont pas de visibilité», explique Jean-Jacques Pichon, associé chez Grant Thornton.

Face à cette situation, les dirigeants vont continuer à chercher à limiter leurs dépenses de fonctionnement (pour 82% d'entre eux) au cours des prochains mois. Signe plus inquiétant, plus de la moitié disent vouloir réduire les investissements, ce qui va à l'encontre d'une récente enquête de l'Insee auprès des industriels qui disaient, eux, anticiper un rebond de leurs investissements cette année.

Fortes inquiétudes en matière d'emploi

Plus rassurant, 86% des dirigeants n'envisagent pas, pour autant, d'effectuer des licenciements, et les deux tiers des sondés ne comptent pas réduire leur nombre de CDD ou d'intérimaires. «Les destructions d'emplois pourraient avoir touché le fond, même si ce n'est pas pour autant que l'on va en créer», poursuit Jean-Jacques Pichon. De fait, la moitié des chefs d'entreprise comptent reporter ou supprimer des recrutements au cours des prochains mois, et leurs inquiétudes en matière d'emploi restent très élevées (75%).

Pas étonnant, donc, qu'ils n'anticipent pas de sortie de crise imminente. Celle-ci n'interviendra pas avant le second semestre 2011 (pour 37% d'entre eux), voire «plus tard» (29%) «Il y a un an, une large majorité d'entre eux (61%) estimaient que la crise actuelle atteindrait son terme en 2010», rappelle Viavoice. Du coup, est-il opportun de se lancer dans une réduction des dépenses publiques, au risque de compromettre la croissance ? Sur ce point, les chefs d'entreprise sont très partagés : 48% estiment que la réduction des déficits publics doit être une priorité du gouvernement tandis que 44% pensent qu'il faut d'abord soutenir la croissance. «C'est dire que cet arbitrage entre austérité et relance apparaît difficile aux dirigeants», constate l'institut de sondage.

Source (Les échos)

Remarque: le dossier d'analyse peut être téléchargé à partir du site Les Echos

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 08:32

Du 25 mai au 1er juin, c’est la Semaine européenne des PME. L’occasion de découvrir ce que l’Europe peut faire pour vous !

Alors que l'Europe a dû faire montre d'unité face à la crise, la Semaine européenne des PME tombe à pic. Cet événement vise non seulement à promouvoir l'entrepreneuriat mais aussi et surtout à fournir de l'information sur l'aide offerte par les autorités au niveau européen, national, régional et local aux micros, petites et moyennes entreprises.
La Semaine des PME est l'une des mesures de mise en œuvre du principe numéro 1 du Small Business Act pour l'Europe (SBA), qui stipule que "l'UE et les États membres doivent créer un environnement dans lequel les entrepreneurs et les entreprises familiales peuvent prospérer et où l'entrepreneuriat est récompensé".
Cette manifestation se déroule conjointement dans 37 pays participants. Au programme, des événements seront organisés aux niveaux national, régional ou local autour des thématiques suivantes : start-up, responsabilité sociale des entreprises, entrepreneuriat féminin, questions fiscales et légales, économie sociale, etc. Salons, conférences, ateliers... à vous de choisir selon vos besoins !

Pour en savoir plus :
Le programme complet est disponible sur le site  : http://ec.europa.eu/enterprise/policies/entrepreneurship/sme-week/participate/index

Par ailleurs, voici une autre date à noter :  la 6e édition de la Semaine du Microcrédit, qui se tiendra cette année du 1er au 5 juin. Pendant cinq jours, des forums seront organisés dans toute la France pour permettre aux potentiels créateurs d'entreprise de s'informer, de présenter leur projet, et de discuter de sa réalisation avec des créateurs en activité ainsi qu'avec des équipes de l'Adie.

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  • : Le blog des FUSACQ (FUSACQs ou FUSAQ ou M&A), et de la Gouvernance, par L.M.
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