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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 17:47

Les méga-reprises et fusions ICT sont de nouveau à l’ordre du jour, ce qui est une bonne nouvelle d’un point de vue économique pour le secteur. Mais l’incertitude plane cependant encore et toujours.

Voilà ce qui ressort de la mise à jour Global Technology M&A que sort Ernst&Young chaque trimestre. Au niveau mondial, il y a eu ce dernier trimestre 7 transactions d’une valeur supérieure à 1 milliard de dollars, dont la reprise de Sybase par SAP (5,6 milliards de dollars), de Sterling par IBM (1,4 milliard de dollars) et de Verisign par Symantec (1,28 milliard de dollars). Au premier trimestre de 2010, il n’y avait eu que 2 rachats supérieurs au milliard de dollars. La valeur totale des accords conclus au deuxième trimestre a été de 30,8 milliards de dollars, ce qui représente une hausse de pas moins de 154 pour cent par rapport au premier trimestre et de 32 pour cent par rapport à la même période de l’année dernière.

La valeur moyenne d’un rachat a été de 140 millions de dollars, en recul de 16 pour cent par rapport à l’an dernier. Cela s’explique du fait qu’à côté des méga-rachats, l’on a enregistré aussi de très nombreuses transactions plus modestes. Ernst&Young lie cette situation à trois grandes tendances qui se manifestent dans le secteur: le passage à une ‘économie intelligente’, la propension à rendre et à faire tout ‘mobile’ et l’estompement toujours plus grand des limites des secteurs et industries. C’est surtout la ruée vers la ‘mobilité’ qui est fortement ressentie, puisque pas moins de 50 accords mondiaux conclus ce dernier trimestre s’y rapportent. Ce concept de ‘mobilité’ est pris dans son sens le plus large, puisqu’il va de la technologie des opérateurs mobiles, en passant par la technologie publicitaire mobile, jusqu’au contenu mobile (p. ex. applications).

Ce qui est étonnant, c’est qu’au cours du dernier trimestre, ce sont surtout les entreprises européennes qui ont fait des ‘emplettes’ hors frontières, alors que les entreprises américaines se sont faites racheter. Dans 66 pour cent des accords transfrontaliers, c’était une entreprise européenne qui était l’acheteuse. Et dans 67 pour cent de ces opérations étrangères, c’était une entreprise américaine qui était la cible.

Le nombre total d’accords conclus en est resté à 628. Pour la première fois donc sur ce plan, l’on n’a pas enregistré de croissance depuis que les chiffres s’étaient écroulés au premier trimestre de 2009. Voilà qui incite Ernst&Young à signaler que les prévisions en matière de rachats et de fusions sont encore et toujours vagues. L’agence de consultance parle ‘d’incertitude macroéconomique’ qui pourrait encore tout gâcher. Mais d’ajouter aussitôt que de nombreuses grandes entreprises technologiques possèdent un solide bas de laine et sont donc encore et toujours à l’affût du ‘bon accord au bon moment’.

Source (DataNews)

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 11:46

Au premier semestre, le cabinet britannique, déjà premier, l'an dernier, à la même période, a traité 21 transactions d'une valeur globale de 19,7 milliards de dollars. Deux cabinets français se classent aux quatrième et cinquième places.

Le cabinet d'avocats Linklaters a devancé ses rivaux au premier semestre 2010 sur le terrain des fusions et acquisitions (M&A) en France, d'après l'Institut Mergermarket. Dans un contexte où ces opérations reprennent lentement, il a traité 21 transactions d'un montant global d'environ 19,7 milliards de dollars (15 milliards d'euros). Dans le classement établi sur le critère de la valeur des opérations, ses deux concurrents les plus proches au palmarès sont les américains Weil Gotschal & Manges, numéro deux avec 13 millards de dollars d'opérations, et Cleary Gottlieb Steen & Hamilton, numéro trois avec près de 11 milliards. Les cabinets français Bredin Prat et Darrois Villey Maillot Brochier suivent aux quatrième et cinquième places, avec respectivement 9,24 et 9,19 milliards d'opérations. En revanche, sur le critère du nombre de dossiers, le cabinet De Pardieu Brocas Maffei, qui en a traité 15, talonne cette fois le britannique, suivi par Bredin Prat, qui en est à 14.

David Swinburne, associé au département « corporate » de Linklaters à Paris, note que ce premier semestre s'est avéré « assez particulier ». « Il a commencé doucement avec une visibilité très limitée puis les choses se sont accélérées fin mars, début avril », explique-t-il. Le cabinet britannique doit sa performance en France à ses interventions dans différentes transactions comme l'acquisition d'Areva T&D par Schneider Electric ou encore la création par Tereos de Tereos Internacional. Comme au premier trimestre (« Les Echos » du 20 avril), des cabinets australiens, non implantés en France, mais impliqués dans le gros « deal » d'AXA Asia Pacific Holdings continuent d'apparaître dans le classement. A noter aussi, l'américain Wilkie Farr, 64 e l'an dernier à la même époque, figure au 8 e rang du classement. Remontée en flèche aussi pour le britannique Norton Rose, de la 169 e à la 15e place.

Déblocage du crédit ?

Le premier semestre se distingue par un rythme de transactions plus important qu'en 2009. « Nous avons pas mal de dossiers en cours. Le "private equity" devrait se poursuivre car les fonds ont besoin de montrer qu'ils investissent et désinvestissent », note Olivier Diaz, associé chez Darrois Villey. Ce dernier relève toutefois que les possibilités de financement restent difficiles et surtout que le cadre réglementaire demeure très contraint. « Le marché va-t-il pouvoir consolider sa reprise, comme ces trois-quatre derniers mois, avec des valorisations dans la fourchette haute de ce que peuvent faire les fonds ? »,  s'interroge David Swinburne. L'associé de Linlaters apporte, lui-même, un élément de réponse :   « Les choses évoluent. De grands groupes n'hésitent plus à payer une prime compte tenu des synergies à venir. » De son côté, Olivier Diaz estime qu' « on pourrait aussi assister à une concentration dans le secteur des foncières immobilières ». Une opinion partagée par Patrick Jaïs et Guillaume Touttée, associés du département « corporate »-M&A de De Pardieu Brocas Maffei. « Les regroupements industriels et les désinvestissements dans le secteur bancaire devraient également se poursuivre », ajoutent-ils. « Mais l'inconnue de la rentrée, c'est le déblocage ou non du secteur du crédit dans les opérations à effet de levier », poursuivent les deux avocats, qui ont observé un volume d'activité significatif au deuxième trimestre, avec « de nouveaux dossiers en juillet ».

A l'échelle européenne, d'après Mergermarket, l'activité M&A - dominée par les cabinets Sullivan & Cromwell sur le critère de la valeur et par Allen & Overy sur celui du nombre de transactions -a crû, au premier semestre, de 24,1 % (53,8% pour le seul deuxième trimestre) pour atteindre 240,3 milliards de dollars. Et, au plan mondial, elle a augmenté de 7,8 % par rapport au premier semestre 2009, pour se fixer à 881 milliards de dollars. Une indication en théorie significative mais qui, dans un contexte économique toujours instable, ne donne pas encore de certitudes sur l'évolution annuelle du secteur.  

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 11:57

Zurich (awp) - Les activités de fusions et acquisitions (M&A/Mergers and Acquisitions) en Suisse ne devraient augmenter que de façon "modérée" au cours des trimestres à venir car la situation économique ne donne aucun signe de nette amélioration, selon une étude publiée vendredi par Ernst & Young.

Dans un proche avenir, le marché suisse des fusions et acquisitions sera encore essentiellement alimenté par des transactions stratégiques impliquant des PME (petites et moyennes entreprises), estime la société de révision.

Les marchés des actions sont devenus plus volatils. A cause des turbulences économiques (crise de l'euro), les conseils d'administration et les actionnaires vont probablement attendre que la volatilité s'atténue et que les perspectives économiques globales s'éclaircissent pour s'engager dans des transactions plus importantes.

Ernst & Young estime cependant que la bonne performance du CHF, notamment face à l'euro, pourrait avoir dans un proche avenir des effets positifs et entraîner une hausse des activités de fusions et acquisitions en Suisse.

En effet, l'euro est "historiquement bas", relève la société de révision et les évaluations sur le marché suisse et les marchés des actions dans le monde ont baissé au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent. "Cette situation pourrait stimuler les transactions internationales avec les entreprises suisses", estime Jürg Stucker, responsable de Mergers and Acquisitions chez Ernst & Young Suisse, cité dans le communiqué.

Au deuxième trimestre, le volume des transactions a enregistré une "baisse considérable de plus de 50%" par rapport à l'année précédente, même si le nombre de ces transactions est resté "stable". Les transactions stratégiques demeurent la principale source des activités de fusions et acquisitions en Suisse.

Pour ce qui est du nombre de transactions, ce sont les secteurs des services financiers et des médias (19% de l'ensemble des opérations de fusions et acquisitions en Suisse) ainsi que les secteurs des technologies et des télécommunications (18%) qui ont été les plus actifs au deuxième trimestre.

Les grandes opérations de fusions et acquisitions estimées à plus de 250 mio USD ont diminué; on en dénombre quatre pour le deuxième trimestre et sept au trimestre précédent. Deux de ces quatre transactions ont été annoncées par ABB.

Selon Ernst & Young, cette baisse des transactions est un signe de la relative réticence des entreprises à opérer des transactions de grande ampleur face à la volatilité accrue des marchés des actions.

 

Source (Romandie News)

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 13:38

Lors de la réalisation d’une FUSACQ, et en fonction de l’une des quatre stratégies opérationnelles retenue, il peut être nécessaire de fusionner les SI de chaque entité.

Cette fusion est rendue nécessaire, ne serait-ce qu’en termes d’homogénéité, d’efficacité, et de maîtrise des coûts.

Comment va-t-il falloir procéder ?

Tout d’abord, il est impératif de prendre en compte la stratégie opérationnelle de M&A. En effet, on ne peut pas agir de la même manière en fonction de celle-ci.

 

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 19:05

NEW YORK (Reuters) - La banque d'investissement Lazard a publié un bénéfice trimestriel en hausse et légèrement supérieur aux attentes de Wall Street, grâce entre autres à la bonne tenue des résultats de ses activités de gestion d'actifs.

Le bénéfice du deuxième trimestre ressort à 44,57 millions de dollars, soit 39 cents par action, contre 28,19 millions (34 cents/action) un an plus tôt.

Les analystes financiers anticipaient un bénéfice par action de 38 cents selon Thomson Reuters I/B/E/S.

La banque basée à New York précise que le revenu opérationnel de sa division de gestion d'actifs a augmenté de 42% en un an, à 187,2 millions de dollars.

Les commissions de gestion ont bondi de 56% à 167 millions et les actifs sous gestion ont progressé de 26% à 123,5 milliards de dollars.

Parallèlement, les revenus du conseil en fusions-acquisitions (M&A) et en stratégie ont progressé de 8% à 145,9 millions, en dépit du ralentissement du marché global des M&A et des craintes liées à l'économie européenne.

Le directeur général de Lazard, Kenneth Jacobs, cité dans un communiqué, a déclaré que la banque observait "un redressement graduel mais irrégulier du cycle".

Au deuxième trimestre, Lazard a joué un rôle de conseil dans plusieurs opérations d'envergure, parmi lesquelles la vente par Areva de ses activités de transmission-distribution à Alstom et Schneider, ou la cession d'OSI Pharmaceuticals à Astellas Pharma.

Les activités de conseil en restructuration, qui avaient soutenu les résultats au cours des trimestres précédents, ont vu leurs revenus diminuer de 14%.

A la Bourse de New York, l'action Lazard gagnait 1,2% en début de séance à 30,55 dollars.

 

Source (Nouvel Obs et Reuters)

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 11:02

Nous allons nous positionner dans « Le Monde d’Alice », un pays où tout est merveilleux car les Entreprises qui fusionnent ont strictement la même manière de travailler, c’est à dire les mêmes processus, et utilisent les mêmes outils informatiques (progiciels).

Génial ! Me direz-vous, la fusion des Systèmes d’Information va être magique ! Cela va me coûter « peanuts ». 

Oups ! Vous avez juste oublié quelques détails…

 

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 10:34

Qualité du climat relationnel, impact de la crise sur la confiance, niveau de satisfaction des dirigeants de TPE, réponses concrètes des banques aux demandes des entrepreneurs : l'enquête de la FCGA lève le voile sur les relations entre les patrons de petites structures et leurs partenaires financiers.
Surprise : les chefs d'entreprises sont plutôt satisfaits de leurs banquiers.

Un vrai « scoop » en temps de crise !
 
Pas loin de 65% des dirigeants de TPE interrogés estiment entretenir une relation satisfaisante (55,4%) ou très satisfaisante (8,9%) avec leur partenaire financier.
Bonne image de l'établissement, confiance dans leur conseiller personnel, attachement à la qualité de service : deux tiers des patrons de petites entreprises tirent leur chapeau aux banquiers !
Presqu'un miracle au moment même où le chef de l'État vient d'annoncer la pérennisation de la Médiation du Crédit. « Un dispositif essentiel et indispensable pour assister les PME et les TPE dans leurs relations avec les banques », a martelé Nicolas Sarkozy.
Selon l'enquête menée par la FCGA, la qualité de cette relation est indépendante de la tendance de l'activité et sans rapport avec l'âge du chef d'entreprise. Plus d'un quart des patrons de petites structures qualifient, en revanche, de « moyenne » la relation qu'ils entretiennent avec leur banquier. Tandis que 10% d'entre eux expriment ouvertement leur insatisfaction.

Pas d'effet négatif à cause de la crise...

C'est l'autre révélation de cette enquête : dans leur immense majorité (78%), les entrepreneurs questionnés n'ont pas observé d'altération de la relation bancaire depuis le début de la crise.
Un résultat inattendu et qui tord le cou aux habituels clichés sur la frilosité des banquiers et le fantasme de la réduction drastique des lignes de crédit et autres facilités de caisse qui étaient octroyées aux petites entreprises avant la crise. Plus des trois quarts des dirigeants de TPE interrogés affirment que le contexte économique n'a eu aucun effet négatif sur leur relation avec leurs partenaires financiers.
Confirmation de la Banque de France : « En 2009, l'encours des crédits accordés aux TPE et PME indépendantes a augmenté de 2,6% ». Et pour 2010, les banques s'étaient engagées à mettre à leur disposition une enveloppe de 96 milliards d'euros. Fin avril, l'encours des crédits aux petites entreprises s'élève à 186 milliards d'euros, soit +3,3% sur un an.
Toutefois, depuis le début de la récession, plus de 25 000 entreprises ont fait appel au Médiateur du crédit pour obtenir un concours financier initialement refusé par leur banque. D'autre part, pour 19% des chefs d'entreprises sondés, la situation s'est incontestablement dégradée en raison de la mauvaise conjoncture.

Une grande majorité de réponses positives...

Au cours des 18 derniers mois, 47% des dirigeants de TPE interrogés ont sollicité leur partenaire financier.
Quel que soit le service bancaire demandé (emprunt, découvert, escompte...) dans la grande majorité des cas, les réponses des banques sont positives : 70 à 87% d'accords notifiés aux entrepreneurs selon le type de prestation.
Des proportions qui pourraient d'ailleurs être revues à la hausse puisque de nombreux dossiers sont toujours en cours d'étude. Sans surprise, le plus fort taux de refus observé concerne les demandes d'emprunts pour restructuration financière de l'entreprise (14,6% de réponses négatives).
A l'inverse, les demandes de crédit pour investissement sont largement soutenues par les banques (87,1%). Seulement 6,6% des dossiers de ce type ne sont pas satisfaits. L'enquête de la FCGA révèle par ailleurs que, dans la grande majorité des cas (79%), les garanties demandées (cautions, hypothèques...) n'ont pas été augmentées.

AVIS D'EXPERT

Pierre BOCQUET, Directeur Banque de détail et banque à distance à la Fédération bancaire française (FBF)
« Dans la période actuelle, le chef d'entreprise doit anticiper les opportunités ou les difficultés, et ainsi expliquer le plus tôt possible à sa banque les écarts dans l'activité comme dans les finances de l'entreprise. C'est un élément fondamental pour faciliter l'accompagnement attendu de son partenaire financier ».

Méthodologie de l'Observatoire

Tous les mois, près de 70 centres de gestion agréés (CGA), répartis sur l'ensemble du territoire national, transmettent les chiffres d'affaires, rendus anonymes, de leurs adhérents à la Fédération. Les indices d'activité sont calculés chaque trimestre, à partir des chiffres d'affaires d'un échantillon de 15 000 petites entreprises de l'artisanat, du commerce et des services. L'évolution des activités est pondérée par le nombre d'entreprises recensées par l'INSEE dans chaque secteur considéré. Un questionnaire est parallèlement adressé chaque trimestre à près de 2 000 petites entreprises représentatives, permettant d'établir le baromètre du moral des dirigeants et de leurs intentions d'investissement et de recrutement.

 

Source (Fédération des Centres de Gestion Agréés - FCGA)

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 09:01

Début d’année poussif pour l’indice d’activité des TPE qui ne parvient toujours pas à prendre son envol, même s’il rompt avec une série de résultats négatifs. Au 1er trimestre 2010, la morosité est toujours de mise avec une tendance mollassonne (0,0 %) qui reste une nouvelle fois insensible à la hausse timide de la consommation des ménages en produits manufacturés (+ 1,2 % en volume). Sur les trois premiers mois de l’année, ces dépenses reculent toutefois de 1,9 % selon l’INSEE. Annoncée avec un peu trop d’optimisme par certains experts médiatiques, la reprise marque le pas en ce début d’année. Avec une croissance de seulement + 0,1 % au 1er trimestre, l’économie française patine et l’activité des petites entreprises de l’artisanat, du commerce et des services tourne au ralenti. Tandis que l'essor des exportations (+ 3,9 % au 1er trimestre) enjolive la comptabilité nationale, la consommation, toujours atone, fige l’économie de proximité dans l’incertitude.

 

Source et suite (Fédération des Centres de Gestion Agréés - FCGA)

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 04:53

 Zurich (ots) - Transactions attendues dans le secteur bancaire

    Le marché financier européen n'a enregistré que peu de fusions-acquisitions (Merger & Acquisitions, M&A) importantes au premier trimestre 2010. Un net rétablissement est toutefois attendu pour le reste de l'année, principalement en Allemagne et en Espagne. La cause en est la restructuration du secteur bancaire européen consécutive aux réglementations de l'UE et à la vente d'établissements financiers sous contrôle étatiquepartiel. La Suisse offre quant à elle des possibilités attrayantes d'acquisition de succursales de banques étrangères. Tels sont les résultats de l'étude «European Financial Services M&A Insight» de PricewaterhouseCoopers (PwC), pour laquelle la société d'auditet de conseil a analysé les données de Mergermarket, Thomson et Dealogic.

    Les activités de M&A dans le secteur financier européen se situent à un niveau très bas au premier semestre 2010. Le montant total des transactions conclues s'élève à 7,8 milliards d'euros, ce qui représente moins de 10% des 80 milliards d'euros enregistrés pour ce type d'activités sur toute l'année 2009. Ce montant est également inférieur à tous ceux enregistrés depuis le 1er trimestre 2009. Les acquisitions et les participations impliquant des banques (46%) ont été moins nombreuses que par le passé (25% concernent des compagnies d'assurances, 23% des sociétés de gestion d'actifs). Les activités étatiques sur le marché des fusions-acquisitions sont à nouveau en recul (leur part n'est plus que de 4%). Ce résultat peu élevé confirme les prévisions qui tablaient sur une faible reprise économique en Europe occidentale.

    Forte augmentation attendue pour les activités de M&A

    PwC prévoit un net accroissement des activités de M&A au cours du second semestre 2010. La restructuration continue du secteur bancaire européen en sera le principal moteur. «Bon nombre de groupes financiers soutenus par l'État vont vendre une partie de leurs activités afin de satisfaire aux exigences posées par les "European Commission State Aid Conditions"», expliquePhilipp Arnet, director Audit chez PricewaterhouseCoopers Suisse. «Dans les mois qui viennent, de nombreux objets d'acquisition attrayants pourraient donc se trouver sur le marché». En outre, les sociétés de Private Equity profitent de la disponibilité toujours plus grande de capitaux étrangers et continuent d'étendre leurs activités.

    Nombreuses possibilités d'acquisition en Suisse

    Sur la place bancaire suisse aussi, les réglementations étatiques relatives au marché financier sont sur toutes les lèvres. L'issue des négociations fiscales avec l'UE se répercute de manièreimportante non seulement sur les banques suisses, mais aussi sur les succursales en Suisse d'établissements financiers étrangers. «Plusieurs banques étrangères remettent en cause leurimplantation en Suisse en raison d'une rentabilité en baisse ainsi que de la pression politique qui s'exerce dans leur pays d'origine», explique Philipp Arnet. «Il est par conséquent possible de voirémerger d'autres objets d'acquisition intéressants au cours du second semestre 2010. Aujourd'hui déjà, certaines banques sont à vendre en Suisse». Les acquéreurs potentiels sont les grandes banques privées suisses, qui apparaissent comme des regroupeurs actifs mais aussi comme les «gagnants» de la crise financière, tels par exemple les banques cantonales ou encore les investisseurs suisses et étrangers, qui voient des possibilités de croissance intéressantes sur des marchés de clientèle choisis. Philipp Arnet émet toutefois des mises en garde à l'encontre d'une croissance trop vigoureuse: «Dans un contexte où les nouvelles réglementations abondent, une telle stratégie comporte un risque élevé. La place bancaire suisse se trouve encore dans une phase de consolidation et de réorientation».

    L'Allemagne et l'Espagne en point de mire

    Au cours des prochains mois, c'est principalement vers l'Allemagne et l'Espagne que se tourneront les regards concernant les activités de M&A. En Allemagne, ce sont essentiellement les règles de l'UE en matière de concurrence et la pression politique de plus en plus forte qui stimuleront la consolidation de la place bancaire. La place financière espagnole a quant à elle été très durement touchée par la crise économique. Bon nombre de banques espagnoles qui se sontdistinguées dans le passé par de nombreuses participations internationales sont contraintes à des mesures de rationalisation et à des désinvestissements. Il en résulte des possibilités d'acquisition et d'investissement pour leurs concurrents sur le marché national ainsi que sur les participations des banques espagnoles à l'étranger.

 

Source (PriceWaterhouseCoopers via PressePortal)

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 04:35

Des anticipations très optimistes prévoyaient un fort rebond des opérations de fusion-acquisition aux Etats-Unis, mais non. La reprise de l'activité est plutôt conforme à ce qui se passe d'ordinaire en phase de sortie de crise. Après deux années de vaches maigres, la valeur des corbeilles de mariage entre entreprises reste étale en 2010. Rien de très excitant donc, mais si l'on en juge par le passé, il ne faut pas non plus s'en plaindre.

 

Après avoir chuté de 41 % en 2008 puis de 22 % en 2009, le montant des opérations annoncées aux Etats-Unis pour 2010 s'élève pour le moment à 322 milliards de dollars (264 milliards d'euros), soit 1 % de moins qu'en 2009. A la lumière des données de Thomson Reuters, l'évolution est assez semblable à ce que l'on a pu observer après chacune des deux dernières récessions. La traversée du désert avait duré trois ans au moment de la crise du début des années 1990, et deux ans après l'éclatement de la bulle sur les nouvelles technologies.

Au regard de la gravité de la dernière récession en date, il faut considérer que la stabilité du marché est en soi une bonne nouvelle. Certes, à Wall Street, d'aucuns avaient prédit un redémarrage beaucoup plus significatif. Goldman Sachs parlait ainsi de "raz-de-marée à venir sur les fusions-acquisitions" fin 2009, en soulignant que les entreprises disposaient d'énormes quantités de liquidités - pour la Réserve fédérale américaine, elles ont atteint un niveau record - et que les marchés de capitaux étaient favorables. De son côté, Greenhill & Co annonçait une année 2010 en or.

On avait bien senti des frémissements encourageants au dernier trimestre 2009 - citons le rachat d'IMS Health par TPG ou celui de Burlington Northern par Berkshire Hathaway - mais il n'y a pas eu de suites.

On pourrait s'en étonner. De nombreuses sociétés ont atteint leurs objectifs de profit en comprimant les coûts pendant la crise. Il ne doit plus rester grand-chose à tirer de ce procédé. Racheter des concurrents est un moyen de trouver de nouvelles sources d'économies. C'est le cas de CenturyTel et Qwest qui, après avoir chacun réduit leurs coûts, espèrent récupérer 600 millions de dollars supplémentaires en fusionnant.

Le hic, c'est que, même si l'économie américaine a cessé de se contracter, l'appétit de conquête des patrons est encore bridé par l'ampleur des risques. Le développement de l'emploi est anémique et, sur les marchés du crédit, la crise des dettes publiques européennes a fait revenir une certaine volatilité. C'est peut-être ce contexte incertain qui a contribué à faire capoter l'offre de Prudential sur les activités d'assurances d'AIG en Asie, ainsi que le projet de rachat par LBO (leveraged buy-out, acquisition par important recours à la dette) de Fidelity National Information Services pour 15 milliards de dollars. Tout bien considéré, les professionnels impatients de retrouver l'activité d'antan devraient s'estimer heureux de la situation actuelle.

 

Source (Le Monde)

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