Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 11:46

Au premier semestre, le cabinet britannique, déjà premier, l'an dernier, à la même période, a traité 21 transactions d'une valeur globale de 19,7 milliards de dollars. Deux cabinets français se classent aux quatrième et cinquième places.

Le cabinet d'avocats Linklaters a devancé ses rivaux au premier semestre 2010 sur le terrain des fusions et acquisitions (M&A) en France, d'après l'Institut Mergermarket. Dans un contexte où ces opérations reprennent lentement, il a traité 21 transactions d'un montant global d'environ 19,7 milliards de dollars (15 milliards d'euros). Dans le classement établi sur le critère de la valeur des opérations, ses deux concurrents les plus proches au palmarès sont les américains Weil Gotschal & Manges, numéro deux avec 13 millards de dollars d'opérations, et Cleary Gottlieb Steen & Hamilton, numéro trois avec près de 11 milliards. Les cabinets français Bredin Prat et Darrois Villey Maillot Brochier suivent aux quatrième et cinquième places, avec respectivement 9,24 et 9,19 milliards d'opérations. En revanche, sur le critère du nombre de dossiers, le cabinet De Pardieu Brocas Maffei, qui en a traité 15, talonne cette fois le britannique, suivi par Bredin Prat, qui en est à 14.

David Swinburne, associé au département « corporate » de Linklaters à Paris, note que ce premier semestre s'est avéré « assez particulier ». « Il a commencé doucement avec une visibilité très limitée puis les choses se sont accélérées fin mars, début avril », explique-t-il. Le cabinet britannique doit sa performance en France à ses interventions dans différentes transactions comme l'acquisition d'Areva T&D par Schneider Electric ou encore la création par Tereos de Tereos Internacional. Comme au premier trimestre (« Les Echos » du 20 avril), des cabinets australiens, non implantés en France, mais impliqués dans le gros « deal » d'AXA Asia Pacific Holdings continuent d'apparaître dans le classement. A noter aussi, l'américain Wilkie Farr, 64 e l'an dernier à la même époque, figure au 8 e rang du classement. Remontée en flèche aussi pour le britannique Norton Rose, de la 169 e à la 15e place.

Déblocage du crédit ?

Le premier semestre se distingue par un rythme de transactions plus important qu'en 2009. « Nous avons pas mal de dossiers en cours. Le "private equity" devrait se poursuivre car les fonds ont besoin de montrer qu'ils investissent et désinvestissent », note Olivier Diaz, associé chez Darrois Villey. Ce dernier relève toutefois que les possibilités de financement restent difficiles et surtout que le cadre réglementaire demeure très contraint. « Le marché va-t-il pouvoir consolider sa reprise, comme ces trois-quatre derniers mois, avec des valorisations dans la fourchette haute de ce que peuvent faire les fonds ? »,  s'interroge David Swinburne. L'associé de Linlaters apporte, lui-même, un élément de réponse :   « Les choses évoluent. De grands groupes n'hésitent plus à payer une prime compte tenu des synergies à venir. » De son côté, Olivier Diaz estime qu' « on pourrait aussi assister à une concentration dans le secteur des foncières immobilières ». Une opinion partagée par Patrick Jaïs et Guillaume Touttée, associés du département « corporate »-M&A de De Pardieu Brocas Maffei. « Les regroupements industriels et les désinvestissements dans le secteur bancaire devraient également se poursuivre », ajoutent-ils. « Mais l'inconnue de la rentrée, c'est le déblocage ou non du secteur du crédit dans les opérations à effet de levier », poursuivent les deux avocats, qui ont observé un volume d'activité significatif au deuxième trimestre, avec « de nouveaux dossiers en juillet ».

A l'échelle européenne, d'après Mergermarket, l'activité M&A - dominée par les cabinets Sullivan & Cromwell sur le critère de la valeur et par Allen & Overy sur celui du nombre de transactions -a crû, au premier semestre, de 24,1 % (53,8% pour le seul deuxième trimestre) pour atteindre 240,3 milliards de dollars. Et, au plan mondial, elle a augmenté de 7,8 % par rapport au premier semestre 2009, pour se fixer à 881 milliards de dollars. Une indication en théorie significative mais qui, dans un contexte économique toujours instable, ne donne pas encore de certitudes sur l'évolution annuelle du secteur.  

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog des FUSACQ (FUSACQs ou FUSAQ ou M&A), et de la Gouvernance, par L.M.
  • Le blog des FUSACQ (FUSACQs ou FUSAQ ou M&A), et de la Gouvernance, par L.M.
  • : FUSACQ, FUSAQ, FUSACQS, M&A, Organisation d'entreprise, Fusion, Acquisition, Urbanisme des systèmes d'information, TPE, PME, économie, gouvernance, architecture d'entreprise, urbanisme d'entreprise
  • Contact

Recherche