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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 17:50

(Easybourse.com) Après la crise économique et financière, la crise des dettes souveraines accentue les difficultés pour le secteur des télécoms qui risque d'être pénalisé par les plans d'austérité.

«Il est possible que nous rentrions dans un cycle difficile pour la génération des revenus des sociétés en raison des plans d’austérité. Le secteur est une proie idéale pour les autorités fiscales compte tenu du fait que les investissements ne sont pas délocalisables, le levier de chantage est beaucoup plus mesuré. Par ailleurs, il est possible d’envisager un désengagement des Etats actionnaires.  Nous aurions alors de forts retours de papiers» indique Gabrielle Capron, analyste au sein de Groupama AM.

Par ailleurs, pas sûr que les opérateurs télécoms auraient aujourd'hui les mêmes armes d’action qu'en 2009, à savoir une intervention sur leurs charges opérationnelles, avec une réduction des effectifs, une diminution des investissements, le retardement du repositionnement de certains réseaux entamant de la croissance future, une baisse du risque M&A et éventuellement une baisse de la pression réglementaire.
Les acteurs les plus sensibles sont Telecom Italia, Portugal Telecom, Telefonica, Vodafone et bien évidemment Hellenic Telecom qui est contrôlé par Deutsche Telecom. «Telecom Italia est très peu diversifié géographiquement. Plus de 80% de l’activité est réalisée en Italie. Portugal Telecom reste très portugais. 40% de la marge de Telefonica est réalisé en Espagne. Vodafone a 24% de son opérationnel qui est fait dans ces zones à risque» précise Gabrielle Capron.

 

Un secteur en mal d’amour

Le secteur des télécoms était déjà laissé pour compte avant la crise des souverains. La baisse des valorisations est assez conséquente, comme en témoigne le ratio valeur d’entreprise sur Ebitda : «nous étions proches de 6 fois, et nous sommes allés vers les 5 fois» mentionne Gabrielle Capron. Or les opportunités sont présentes, et une d’entre elles, non des moindres, est la distribution des dividendes aux actionnaires. «La génération de trésorerie est très conséquente. A défaut de la croissance visible, les actionnaires sont bien rétribués. Nous avons un niveau de rendements de l’ordre de 7%» conclut Gabrielle Capron. 

 

Source (EasyBourse.com)

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