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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 10:49

Alors que les petites entreprises redoutent une raréfaction des concours bancaires, partenaires des TPE et spécialistes du conseil multiplient les initiatives pour les rassurer. Parfois avec l’aide de certains établissements financiers.
Dans cette campagne nationale en faveur de l’accès au crédit, les centres de gestion agréés démontrent une nouvelle fois toute leur utilité.

Pour en savoir plus : http://www.fcga.fr (Catégorie : Observatoire de la Petite Entreprise)

 

Le scoop est passé quasiment inaperçu : selon la Banque de France, à fin juin 2011, l'encours des crédits aux TPE atteint 186 milliards d'euros sur un encours total aux PME légèrement inférieur à 300 milliards d'euros.
En clair, cela signifie que les TPE concentrent à elles seules près des deux tiers des encours de crédits aux PME ! Des statistiques étonnantes lorsqu’on connaît les difficultés rencontrées sur le terrain par les artisans et les commerçants en quête de financements.
Ces statistiques révèlent, en outre, que 90% de ces mêmes encours concernent des prêts à moyen terme (crédits d'investissement hors immobilier) et à long terme (crédits immobiliers). Il s’agit donc de financements accordés tout au long de la dernière décennie et pas seulement en 2011. Au quotidien, en raison de fonds propres souvent insuffisants, les petites entreprises souffrent. Surtout quand la conjoncture est morose.

Une priorité : l’accès aux crédits de trésorerie

Aujourd’hui, la principale préoccupation des dirigeants de TPE, c’est la trésorerie. « Environ 60 % des difficultés des petites entreprises concernent le financement. Le problème principal est le besoin de trésorerie, et notamment les décalages de trésorerie, ainsi que des difficultés liées aux découverts structurels, qui coûtent très cher ! », souligne Agnès Bricard, présidente du Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables.
Dans son rapport sur « L’accès au financement des TPE », Gérard Rameix, le Médiateur du Crédit (également président de l’Observatoire du financement des entreprises), recommandait d’ailleurs de faciliter l’accès des petites entreprises aux crédits de trésorerie. Souvent,  faute de financement, elles n’ont pas d’autre choix que de se mettre à découvert. Une fausse « solution » qui impose des frais importants aux TPE concernées.
Gérard Rameix propose aussi de généraliser l’envoi en ligne de dossiers simplifiés pour les demandes de crédits de moins de 25 000 euros. Une solution également préconisée par Agnès Bricard, à l’origine de cette nouveauté. « Nous avons lancé cette idée dans le but de réduire la charge de travail des banques pour ces petits prêts, et donc de les inciter à les examiner ». Depuis la mi-octobre, le dispositif mis en place par les experts-comptables, avec le groupe BPCE et LCL pour le moment, est opérationnel. Les experts-comptables remplissent la demande de crédit en ligne et la banque s’engage à répondre dans les 15 jours. En cas de refus, la décision est motivée.

Le rôle des CGA

Pour optimiser leurs chances d’obtenir le financement dont elles ont besoin, les petites entreprises ont tout intérêt à adhérer à un centre de gestion agréé. Elles bénéficieront alors de tous les outils de diagnostic économique qui leur permettront de situer avec précision le niveau de leur activité par rapport au marché local, d’analyser leurs performances par rapport à la concurrence, de bien identifier leurs points forts et leurs points faibles. Autant d’informations chiffrées qui ne manqueront pas de rassurer le banquier.
« Les CGA, grâce à la haute fiabilité de leurs outils de gestion et de suivi de l’évolution du chiffre d’affaires, participent aussi à la crédibilisation des dossiers de demande de financement. Cela, en complément, bien entendu, de l’intervention des experts-comptables. Notre connaissance comparative des marchés locaux est un formidable atout et constitue un éclairage précieux pour les établissements financiers qui souhaitent disposer de données objectives afin d’appuyer leurs décisions en matière d’octroi de crédit », explique Christiane Company, présidente de la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA).

Avis d’expert

Franck Oniga,Directeur du marché professionnels, entreprises et institutionnels Groupe Banque Populaire (BPCE)
« Pour poursuivre notre rôle de financement de l’économie tout en respectant les nouvelles contraintes règlementaires sur les taux d’intérêts, la relation bancaire doit s’inscrire résolument sur des bases larges dans l’intérêt des deux partenaires. La domiciliation des flux de l’entreprise, mais également la gestion de la relation du dirigeant à titre privé deviennent incontournables ».

Méthodologie de l'Observatoire

Tous les mois, près de 70 centres de gestion agréés (CGA), répartis sur l'ensemble du territoire national, transmettent les chiffres d'affaires, rendus anonymes, de leurs adhérents à la Fédération. Les indices d'activité sont calculés chaque trimestre, à partir des chiffres d'affaires d'un échantillon de 15 000 petites entreprises de l'artisanat, du commerce et des services. L'évolution des activités est pondérée par le nombre d'entreprises recensées par l'INSEE dans chaque secteur considéré. Un questionnaire est parallèlement adressé chaque trimestre à près de 2 000 petites entreprises représentatives, permettant d'établir le baromètre du moral des dirigeants et de leurs intentions d'investissement et de recrutement.

 

Source (Fédération des Centres de Gestion Agréés)

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L. Martinez - dans News
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