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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 16:38
Réalisée pour Industries & Finances par le professeur Oliver Gottschalg et l’Observatoire du private equity d’HEC, l’étude analyse l’impact macroéconomique des stratégies de build-up et compare celles-ci aux autres stratégies de fusions-acquisitions.

La dynamique positive du build-up est particulièrement nécessaire pour l’économie française à qui il manque plus de 4 000 ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire)
L’étude rappelle que du point de vue des emplois et du chiffre d’affaires, la taille moyenne des entreprises françaises est plus petite qu’au Royaume-Uni, en Allemagne, voire en Italie ; et que la part des entreprises de moins de 20 salariés dans l’emploi total reste prépondérante, notamment dans l’industrie.

Or, d’après les recherches sur « l’effet taille » des entreprises, il a été démontré que les entreprises plus grande disposent d’une plus longévité accrue, résistent mieux aux fluctuations économiques et sont plus productives, plus rentables, avec une R&D plus efficace et de meilleurs atouts à l’export. Le manque d’ETI est par conséquent un frein au développement économique. Au regard de sa place en Europe, la France devrait ainsi compter 10 000 entreprises réalisant un CA supérieur à 100M€, soit 4 000 de plus qu’il en existe ; 30 000 entreprises employant plus de 100 personnes, soit 13 000 de plus ; 15 000 entreprises ayant plus de 100M€ d’actifs, soit 7 000 de plus.

Si les démarches de croissance externe (fusions-acquisitions) des PME sont un moyen d’y pallier, de nombreuses recherches académiques en matière de stratégie, d’économie, de finance et de comptabilité soulignent qu’en moyenne, lors d’une opération de fusion-acquisition, le retour pour les acquéreurs est faible, voire négatif ; et que plus de 50 % des M&A se révèlent être des échecs.

Les investisseurs en capital améliorent les chances de réussite des stratégies M&A des PME
Pourtant, au sein des stratégies de croissance externe, les build-up se différencient en créant de la valeur au moyen de regroupements sélectifs d’entités choisies selon des critères stratégiques et opérationnels autour de «plateformes» d’acquisitions. Cette approche est-elle pour autant la mieux adaptée pour permettre la réussite de stratégies de croissances externes et de consolidation sectorielle ?

Par le biais de l’analyse empirique des opérations collectées par l’Observatoire du private equity d’HEC sur 1.905 opérations de LBO, l’étude suggère que les stratégies de build-up sont moins risquées et plus rentables que les opérations de fusion-acquisition. L’étude des opérations confirme que les build-up surperforment l’ensemble du private equity à partir d’un retour sur investissement de deux fois la mise. Par ailleurs, les taux de perte des build-up sont plus faibles que pour les autres transactions de capital-investissement.

D’après l’étude, les investisseurs en capital ciblent par ailleurs des entreprises du marché des small et mid caps pour mettre en place ce type de stratégie : 80 % des build-up étudiés concernent de telles entreprises. En permettant le regroupement d’entreprises «small caps», les build-up s’avèrent parfaitement adaptés pour pallier le manque d’ETI en France et modifient positivement la structure du tissu économique français.

Etude (PDF 21 pages) téléchargeable ci-dessous

etude_build_up_industries_et_finances_hec1.pdf Etude_Build_up_Industries_et_Finances_HEC1.pdf  (393.56 Ko)

 

Source (CFO News)

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L. Martinez - dans News
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